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RDC-USA : Monica P. Medina, secrétaire adjointe chargée de la Direction des océans et des affaires écologiques et scientifiques, à Kinshasa ce samedi 19 février

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La secrétaire adjointe Monica P. Medina chargée de la Direction des océans et des affaires écologiques et scientifiques visitera la République démocratique du Congo du 19 au 25 février, où elle s’entretiendra avec de hauts responsables du gouvernement et des représentants de la société civile pour discuter de questions relatives à la conservation et à l’environnement, y compris la lutte contre l’exploitation illégale des forêts, le trafic des espèces sauvages et d’autres crimes affectant la nature.

Elle s’entretiendra aussi avec des responsables de la santé pour renforcer l’appui des États-Unis à la santé et la collaboration en matière de sécurité sanitaire entre les États-Unis et la République démocratique du Congo.

La secrétaire adjointe Medina visitera ensuite le Kenya du 25 février au 3 mars en tant que cheffe de la délégation des États-Unis à la reprise de la Cinquième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (UNEA 5.2) et à UNEP@50, session spéciale de l’Assemblée des
Nations Unies pour l’environnement célébrant les 50 ans du Programme pour l’environnement
de l’ONU.

La secrétaire adjointe Medina s’entretiendra activement avec des homologues gouvernementaux pour promouvoir les efforts liés à la lutte contre la pollution des océans par les
matières plastiques et la gouvernance ayant trait aux substances minérales, entre autres questions.

Elle participera aussi à un évènement parallèle pour aborder les ripostes régionales à la crise de la pollution de l’air.

Au cours de son séjour au Kenya, la secrétaire adjointe Medina s’entretiendra également avec des homologues gouvernementaux chargés de l’environnement et des représentants de la société civile pour promouvoir la coopération entre les États-Unis et le Kenya concernant un éventail de questions liées à l’environnement et à la conservation.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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