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RDC: une résolution de l’ONU prolonge le mandat de la MONUSCO pour 9 mois

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À deux jours de l’expiration de son mandat en République démocratique du Congo, sous la présidence de la France, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité la résolution 2463 prolongeant le mandat de la MONUSCO pour une durée de 9 mois (20 décembre).

Suite à cette résolution, le Conseil a profité de l’occasion pour féliciter les millions de Congolais qui se sont rendus aux urnes pour leur comportement pendant les élections présidentielle, nationales et provinciales, ayant conduit au premier transfert pacifique du pouvoir entre chefs d’État dans l’histoire du pays.

 

Renouvelant le mandat de la Mission, et à « titre exceptionnel », de sa Brigade d’intervention, le Conseil a rappelé que les deux priorités stratégiques de la MONUSCO sont de contribuer à la protection des civils et à la stabilisation et le renforcement des institutions de l’Etat.

Évoquant la première priorité, celle de la protection des civils, la Mission onusienne devra notamment fournir « une protection efficace, dynamique et intégrée des civils » menacés de violences physiques, renforcer son interaction avec la population civile et « neutraliser les groupes armés au moyen de la Brigade d’intervention ».

S’agissant de la seconde priorité, la MONUSCO devra notamment fournir un appui afin de favoriser la réconciliation intercommunautaire, lui signaler « immédiatement » les violations des droits de l’homme et appuyer le gouvernement dans la consolidation d’une structure nationale civile pour une gestion équitable des ressources naturelles, indique le Conseil.

Par ailleurs, le Conseil a félicité le nouveau Président Félix Tshisekedi pour ses décisions d’amener ces agents à rendre compte des violations des droits de l’homme, de libérer les prisonniers politiques et de fermer les centres de détention illégaux.

Dans la même optique, le conseil félicite l’action menée par le gouvernement congolais pour prévenir et combattre les violences sexuelles.

Condamnant les groupes armés opérant en RDC, le Conseil demande par la même occasion aux autorités congolaises de mener de nouvelles opérations militaires, dans le respect du droit international, mais aussi de promouvoir des approches non militaires.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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