Connect with us

À la Une

RDC : une année après l’occupation de Goma, Kinshasa commémore la résistance et l’unité nationale

Published

on

Le 27 janvier 2026 marque exactement une année jour pour jour depuis l’occupation d’une partie de l’Est de la République démocratique du Congo par l’armée rwandaise, à travers ses supplétifs du M-23/AFC. À cette occasion, le gouvernement congolais a organisé une grande conférence commémorative à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, dédiée à la résistance, à la mémoire des victimes et à l’unité du peuple congolais face à ce qu’il qualifie d’agression barbare.

La cérémonie a réuni un large éventail de participants, parmi lesquels des membres du gouvernement, des députés nationaux et sénateurs, des représentants des organisations internationales, des acteurs de la société civile, des personnalités scientifiques, ainsi que des diplomates accrédités à Kinshasa, notamment l’ambassadeur de l’Ukraine, Vasyl Hamiamin.

Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a souligné que cette journée ne relevait ni d’un simple rituel ni d’un exercice symbolique. Il a insisté sur le devoir de mémoire comme un acte de responsabilité collective, rappelant que la guerre à l’Est concerne l’ensemble de la nation congolaise, son intégrité territoriale, sa dignité et son avenir. Une mémoire, selon lui, qui engage à refuser l’oubli, la banalisation de la guerre et l’indifférence face à la souffrance des populations.


Les travaux se sont articulés autour de trois panels animés par des membres du gouvernement, des députés nationaux, des experts ainsi que des représentants de la société civile. Les échanges ont porté sur les conséquences juridiques et économiques de la guerre, mais aussi sur les perspectives diplomatiques et l’avenir des processus de paix déjà engagés. Cette première partie s’est déroulée dans la grande salle de l’Académie des Beaux-Arts, avant une seconde séquence organisée à l’extérieur.

En clôture, les autorités, conduites par la Première ministre, ont visité une exposition d’œuvres artistiques et de photographies retraçant les agressions et les souffrances vécues par les populations de l’Est du pays. Cette activité symbolique, chapeautée par le ministre Patrick Muyaya, a servi de rappel visuel et émotionnel de la réalité du conflit, tout en réaffirmant la volonté des autorités congolaises de maintenir la mobilisation nationale et internationale en faveur du retour de la paix.

Dorcas Mwavita

À la Une

Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

Published

on

Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading