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RDC : un appel de fonds lancé par la Fondation « Likabo » qui construit son 1er centre de santé et maternité à Ozone
La Fondation « Likabo » (en français le don) est une association sans but lucratif créée le 7 juin 2018. Elle œuvre dans le secteur de la santé publique, milite précisément pour la prévention des maladies de voies respiratoires et les maladies de mains sales. Deux maux qui sont les principales causes de décès chez les enfants et les personnes de troisième âge.
Deux méthodologies pour atteindre sa cible : la sensibilisation et la prise en charge médicale.
Dans son volet sensibilisation, Likabo prévient de maladies sales et maladies par voie respiratoire plusieurs familles vivant dans les périphériques.

Elle organise de descentes sur terrain, de séances d’animation, des débats pour conscientiser la population sur l’hygiène, la sécurité alimentaire et l’assainissement. Ceci, dans l’objectif de contribuer tant soit peu à la réduction du nombre de décès causé par ces maladies. Car, selon l’OMS, Chaque année, 1,8 million de personnes, dont 90% d’enfants de moins de cinq ans, vivant pour la plupart dans les pays en développement, meurent de maladies diarrhéiques (y compris du choléra) ; 88% des maladies diarrhéiques sont imputables à la mauvaise qualité de l’eau, à un assainissement insuffisant et à une hygiène défectueuse.
D’après toujours la même source, la plus forte charge de morbidité liée à l’environnement, avec un total de 7,3 millions de décès dont la plupart sont attribuables à la pollution de l’air intérieur et de l’air extérieur.

Tout ceci peut être évité grâce à une bonne sensibilisation de ces populations.
Dans le volet prise en charge, la Fondation accorde une attention soutenue à l’assistance médicale et une prise en charge des personnes défavorisées. Sur fonds propres, elle a pu prendre en charge les frais médicaux de près de 2000 personnes enfants comme personnes de troisième âge.
Pour offrir de soins de santé de qualité à un nombre important de la catégorie précitée et à un tarif réduit, la Fondation Likabo a décidé de construire son premier centre de santé LIKABO. Pour cela, elle a lancé une campagne de collecte de fonds lors du Gala organisé le 07 juin dernier. Plusieurs personnes de bonne volonté ont répondu à cet appel. Mais le besoin étant important, la campagne se poursuit pour mobiliser les moyens financiers ainsi que les matériels de construction, les matériels et équipements médicaux.

Quid du Centre de Santé et Maternité Likabo?
Ce centre de santé est actuellement en construction. C’est un immeuble à trois niveaux dans le quartier Manenga (communément appelé Gulf).
Elle assurera les services ci-après :
– Les consultations généralisées
– Les consultations spécialisées notamment la gynécologie et l’obstétrique
– La chirurgie
– Les accouchements
– La médecine interne
– La pédiatrie
Cette prise en charge se fera soit en ambulatoire, en hospitalisation ou observation.
Estimation du besoin pour la construction de ce centre de santé
Pour matérialiser ce projet qui sera bénéfique pour un grand nombre de gens.
Un appel est donc lancé aux hommes et femmes de bonne volonté, aux ONGS internationales et humanitaires, aux Ambassades, aux opérateurs économiques nationaux et internationaux, tous ceux ou toutes celles qui peuvent contribuer en biens ou en natures pour parachever cette œuvre.
L’argent peut être déposé à la Banque TMB : Fondation LIKABO 1201-5062170-00-90 ou nous appeler au 0847000036.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
