Société
RDC : UCOFEM lance son répertoire des femmes ressources en ligne
L’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) a procédé, ce samedi 24 décembre 2022, au lancement de son répertoire de femmes ressources en ligne (FERES) dans la salle de réunion de cette structure à Gombe.
Le FERES est la solution aux difficultés d’accès aux sources d’informations que rencontre les professionnels des médias.
Plus de 1211 femmes des différentes provinces et différents domaines ont été répertoriées pour permettre aux journalistes d’avoir accès aux femmes comme personnes ressources en un clic.
L’objectif de ce répertoire est de mettre à la disposition des professionnels des médias quelques contacts de femmes pour élargir leur carnet d’adresses avec des sources diversifiées.
Avec l’appui technique de lnternews RDC , l’UCOFEM a mis en place le format électronique en vue d’atteindre et de desservir un grand nombre d’ utilisateurs aussi bien des médias que d’autres acteurs à savoir les organisations qui travaillent dans la promotion des droits des femmes, les écoles, les étudiants et autres chercheurs.
« La République Démocratique du Congo a dans sa politique nationale de promotion des droits des femmes, fait des progrès considérables sur le plan légal en partant par l’ institution depuis 2006 de la Parité Homme- Femme puis d autres instruments connexes venus en appui.
Malgré ces avancées, nous constatons que la situation de la représentativité de la femme Congolaise dans différents domaines, reste minime car les réalités sur terrain sont en contradiction avec la lettre des textes et engagement pris tant au niveau régional qu’ international à ce sujet », déclare Mme Elsa Indombe, Directrice adjointe chargée des opérations.
Selon elle, les femmes bien que démographiquement majoritaires , demeurent jusque là, minoritaires dans les différents domaines de la vie professionnelle en RDC.
« Le dernier rapport de monitorage sur le genre dans les médias réalisé et publié en 2016 par l’UCOFEM indique que la femme congolaise occupe le poste de seconde zone dans les médias et que par ce fait, sa voix ne porte pas au même titre que celle de l’homme », poursuit-elle.
D’après les dernières statistiques de l’Ucofem, 19% des sources féminines se sont exprimées contre 81% de sources masculines dans les médias Congolais.
« Feres , est la réponse de l’ Ucofem et ses partenaires aux nombreuses questions des journalistes qui lorsque nous leur demandions d’ augmenter le nombre des femmes comme sources d’ informations, voulaient savoir où les trouver », a renchéri Marie France Ngindu, la chargée de ce projet.
Logé dans le site de l’Ucofem : à savoir www.ucofem.org , ce répertoire contient à ce jour 1211 contacts de femmes de différents domaines.
Marie-France Ngindu, Tina Meli, Elda Along, Lilie Mbala et Génie Mulobo, toutes membres de l’Ucofem, ainsi que les Directrices provinciales ont participé à la collecte et encodage des données de ce répertoire.
Rappelons que le dernier répertoire produit par Ucofem en 2014 a été actualisé en 2017
Elda Along/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
