À la Une
RDC/Transport en commun : bientôt une nouvelle ligne Kinshasa-Kenge
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, dans l’objectif d’améliorer les conditions sociales de la population, s’emploie à ouvrir une ligne de transport en commun, reliant la ville de Kinshasa et celle de Kenge, dans la province du Kwango.
Cette information vient d’être donnée par Jean-Yves Kasongo wa Kasongo, cadre de la Convention pour la République et la Démocratie ( CRD), Parti cher au Ministre de Transports et Voies de communication, Chérubin Okende.
C’était le mardi 31 mai dernier à kenge, lors d’un point de presse, au cours duquel il a annoncé l’arrivée du ministre sur place.
Les usagers de la route nationale N° 1, tronçon Kenge- Kinshasa, seront honorés par le Gouvernement de la République, a-t-il indiqué.
Aussi, il précise que des bus de transports en commun devant desservir le tronçon Kenge (province du Kwango) – Kinshasa vont être mis en circulation.
Pour Yves Kasongo wa Kasongo, ça sera ainsi la fin du calvaire dans ce secteur. Les voyageurs de Kenge auront pour la première fois, dans l’histoire, un moyen de transport digne.
A la même occasion et devant les journalistes de Kenge, Jean-Yves Kasongo a fait savoir que le ministre Cherubin Okende arrive à Kenge spécialement pour apporter une solution du Gouvernement central à cette épineuse problématique de transport, en faveur des habitants de la province du Kwango.
Pour sa part, notre confrère Olivier Makambu, souligne sur son compte facebook que : « C’est en vue de permettre les passagers de voyager dans de bonnes conditions ».
Jean-Yves Kasongo a également annoncé que le ministre des transports va procéder à l’identification du site qui devra abriter l’aéroport de Kenge, qui sera construit incessamment.
Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
