Connect with us

Actualité

RDC/Sud-Kivu: des Chinois accusés d’exploitation abusive des ressources à Mwenga

Published

on

Les habitants de Kitutu-Kitumba dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu accusent les Chinois qui exploitent les carrières d’or de travailler sans respect pour l’environnement et l’ecologie fragile de cette zone.

« Ils travaillent sans aucun contrat ni cahier de charge avec la population locale. Ils n’ont construit ni école ni hôpital.
Sans respect de l’environnement, ils abattent des palmiers à huile tout comme les arbres à fruit sauvage (Bizaza). Ils ne respectent pas du tout l’ecologie pourtant fragile de cette zone », déclare Hansen Kaseke, un membre de la société civile locale.

Et d’ajouter:

« Cela se fait sous la bénédiction de toutes les autorités et à tous les niveaux.
Les routes se trouvant le long de la rivière Elila à Kitumba et aussi Kiziba vers Katuzo, sont très belles que la route nationale. Alors qu’ils nous avaient trompés en nous promettant d’amenager la route Kitutu-Kitindi.
Jusqu’a ce jour, rien a été fait. Aucune école n’a été construite, sauf la distribution des pots de vin aux autorités locales pour permettre aux chinois de travailler en toute quiétude ».

Face à cette situation déplorable, il appelle les autorités à réagir au plus vite pour que la population de Mwenga puisse aussi bénéficier de son sol et sous sol.

Notons que Mwenga est un territoire du Sud-Kivu en République démocratique du Congo.
Il est subdivisé en six collectivités, à savoir Itombwe, Wamuzimu, Basile, Lwindi, Luhwinja et Burhinyi.

Au point de vue géographique, ce territoire se situe au nord-ouest de la ville de Baraka .

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

Published

on

L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

Continue Reading