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RDC : sécurité et bon fonctionnement des institutions au cœur de la rencontre F. Tshisekedi-Thambwe-Mabunda
Les présidents de deux chambres du parlement congolais, Assemblée nationale et Sénat, ont été reçus en audience ce lundi 13 Janvier 2020 par
le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
A en croire des sources présidentielles, le bon fonctionnement des institutions au pays et la situation sécuritaire à l’Est ont été au cœur de cette audience accordée à Alexis Thambwe Mwamba et Jeannine Mabunda.
» Il est tout à fait normal qu’en début de l’année, les chefs des institutions se rencontrent pour aborder les problèmes qui préoccupent les Congolais et qui nécessitent des prises de parole pour des solutions idoines… », s’est exprimé Jeanine Mabunda à l’issue de l’audience.
Elle a, par ailleurs, précisé qu’ils ont évoqué avec le Chef de l’État, des questions liées spécialement au social des Congolais, au fonctionnement des provinces et des institutions, aux entreprises ainsi qu’aux dispositions des textes.
Alexis Thambwe Mwamba a, quant à lui, précisé que c’est la question liée à la sécurité dans l’Est du pays qui a été la première à être évoquée avec le Chef de l’État qui est garant des textes et de la Nation.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
