À la Une
RDC : Sama Lukonde, Premier ministre !
A 43 ans, SAMA LUKONDE KYENGE va succéder à Sylvestre ILUNGA Ilunkamba à la primature et aura la lourde tâche de diriger le premier gouvernement de l’Union Sacrée.
Fils unique de sa fratrie, SAMA LUKONDE était jusqu’avant sa nomination en 2019 Directeur général de la Gecamines.
Sama Lukonde Kyenge, né le 4 Aout 1977 à Paris, est le fils de Faustine Mwansa et de Stéphane Lukonde Kyenge ; une figure emblématique de la politique Katangaise assassinée en 2001.
Jeunesse et formation
Il est ingénieur de formation. Brillant étudiant; il est diplômé en 1996 en Chimie Industrielle à l’Institut Technique de Mutoshi, en 2000 en Informatique/Technique de l’Information en Afrique du Sud ainsi que de l’Université de Lubumbashi en Chimie (Option Inorganique et Métallurgie) en 2006.
Il est également bénéficiaire des stages de formation qu’il a effectué à la Gécamines, précisément à Luilu, à EMT Likasi, à Shituru, à l’Usine de Lubumbashi, ainsi qu’à Nzilo et à la SINTEXKIN.
Sa carrière professionnelle débute en Afrique du Sud à Multichoice Africa avant de rentrer au pays en 2001 où il œuvre dans le secteur Minier jusqu’en 2004 dans un projet de partenariat Gécamines–Edina et Triples K sur les sites de Kamwale, Luisha et Kabolela.
Son parcours professionnel s’est également enrichi en 2005 en tant que gestionnaire d’une usine de cuivre : Small Mineral Services puis consultant dans plusieurs sociétés privées œuvrant dans le secteur minier : Métal mines, Huashin, Rubamin pour ne citer que celles-là.
Début politique
Sama Lukonde Kyenge est baigné dans la politique depuis son plus jeune âge, mais il s’engage formellement dans ce domaine en 2003.
En 2006, il entame son parcours comme Député national jusqu’en 2011. Il entre au gouvernement central par nomination en 2015 en qualité de ministre de la Jeunesse, sports et loisirs.
Consécutivement à ces fonctions, il est désigné président de la Conférence des ministres de la Jeunesse des pays membres de la Francophonie.
En cette même année, il concrétise sa démarche vers une meilleure gouvernance des affaires publiques et un état de droit plus fort car ; contrairement à la majorité de ses pairs il renonce à ses multiples avantages en démissionnant du gouvernement central.
Ce qui fera de lui le deuxième katangais, depuis l’Indépendance en 1960, à se retirer afin de défendre ses idéaux et convictions politiques dans le respect de la Constitution. Et ce, avant de poursuivre sa lutte jusqu’à l’avènement de l’alternance en Janvier 2019.
Autant de faits qui illustrent ses valeurs républicaines et sa loyauté envers ce pays qui est le sien et fait de ce polyglotte de 42 ans un des plus grands espoirs de la nouvelle génération et de la jeunesse montante congolaise.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
