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Diplomatie

RDC – Rwanda : « Seule la mise en œuvre de l’accord permettra les investissements économiques » (Washington)

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L’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sera signé ce vendredi 27 juin à 13h30, heure locale de Washington, soit 18h30 à Kinshasa.

Selon Thomas Pigott, porte-parole adjoint principal du Département d’État américain, cet accord comporte plusieurs engagements clés entre les deux pays.

« L’accord prévoit le respect de l’intégrité territoriale de la RDC et du Rwanda, ainsi que l’interdiction des hostilités entre les deux États. Il comprend aussi des dispositions sur le désengagement, le désarmement et l’intégration conditionnelle des groupes armés non étatiques. », a indiqué Thomas Pigott.

Il précise que le texte prévoit la mise en place d’un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, incluant le Concept d’opérations du 31 octobre 2024.

À cela, s’ajoutent la facilitation du retour des réfugiés et déplacés internes, l’accès humanitaire garanti sur le terrain et la création d’un cadre d’intégration économique régionale.

Mais au-delà des engagements, Thomas Pigott insiste que seule la mise en application effective des clauses va ouvrir la voie aux investissements dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« C’est la mise en œuvre effective de cet accord qui permettra les investissements économiques et le développement que nous souhaitons tous voir se réaliser. », a-t-il fait savoir.

Le contenu complet de l’accord n’a pas encore été rendu public. La communication de la Présidence congolaise a annoncé que la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner va tenir un point de presse à Washington après signature, pour expliquer son contenu.

WTK

À la Une

Nkamba vers le statut de Ville Sainte : Offensive diplomatique jusqu’à l’Union Africaine

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Le processus d’élévation de Nkamba, dite « Nouvelle Jérusalem », au rang de Ville Sainte entre dans une phase décisive. Portée par une volonté politique affirmée et une vision spirituelle assumée, cette initiative prend désormais une dimension continentale, avec en ligne de mire une reconnaissance au sein de l’Union africaine.

Une dynamique accélérée sur les plans national et international

Dans une déclaration relayée par Congoprofond.net, l’ambassadeur itinérant Dr Lohanga Konga Jospin a confirmé l’intensification des démarches pour l’officialisation de Nkamba. Selon lui, le processus dépasse désormais le cadre national pour s’inscrire dans une stratégie diplomatique plus large.

La prochaine étape clé se jouera à Addis-Abeba, siège de l’Union africaine, où des actions sont envisagées pour porter cette reconnaissance au niveau continental.

Cette accélération fait suite aux instructions fermes du président Félix Tshisekedi lors du Conseil des ministres du 10 avril 2026. Le chef de l’État a exigé des ministres concernés — notamment ceux de la Justice, de la Culture et de l’Intérieur — d’engager sans délai les procédures nécessaires à l’officialisation de Nkamba comme Ville Sainte.

Cette orientation s’inscrit dans la continuité de la commémoration du 6 avril dédiée au combat prophétique de Papa Simon Kimbangu, désormais consacrée journée fériée en République démocratique du Congo.

Une vision spirituelle ancrée dans l’histoire kimbanguiste

Pour le Dr Lohanga, cette initiative repose sur une vision spirituelle et historique portée par Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, Représentant légal de l’Église kimbanguiste. Elle vise à réhabiliter Nkamba comme berceau du kimbanguisme et à corriger les injustices héritées de la période coloniale.

Le projet prévoit également la matérialisation du « Chemin de la Passion », un ambitieux programme d’infrastructures (aériennes, terrestres, maritimes et ferroviaires), destiné à transformer Nkamba en un pôle spirituel et touristique de dimension internationale.

Au-delà de la reconnaissance nationale, l’Église kimbanguiste ambitionne d’inscrire Nkamba dans les instances africaines. À terme, la ville pourrait bénéficier de représentations auprès de l’Union africaine et d’autres organisations internationales.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie visant à faire du kimbanguisme un levier d’intégration régionale, de cohésion sociale et de promotion de la paix à l’échelle du continent.

Nkamba, symbole d’unité et de renaissance africaine

La vision héritée de Simon Kimbangu, aujourd’hui portée par ses successeurs, se veut universelle : promouvoir la dignité des peuples africains, encourager la coexistence pacifique et contribuer à l’équilibre mondial.

Déjà haut lieu spirituel, Nkamba pourrait ainsi s’imposer comme un symbole fort de renaissance africaine et de spiritualité engagée, au croisement de la foi, de la politique et de la diplomatie.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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