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Analyses et points de vue

RDC–Rwanda : Pour le député Simon Mulamba, la signature de l’accord de paix marque un tournant décisif pour la stabilité

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Le député national élu du territoire de Tshikapa, dans la province du Kasaï, Maître Simon Mulamba Mputu, salue la signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, intervenue le jeudi 4 décembre à Washington, aux États-Unis.

Dans une déclaration parvenue à congoprofond.net, l’élu de l’Union sacrée de la Nation qualifie cet accord « d’avancée diplomatique majeure ».

« Cet accord représente une avancée diplomatique majeure et un tournant décisif pour la stabilité et la sécurité de la République démocratique du Congo. Le leadership visionnaire du Chef de l’État continue de placer la paix et l’intérêt supérieur de la Nation au cœur des priorités nationales », a déclaré le président national du parti CODEP.

Maître Simon Mulamba a également salué la détermination du Président de la République à promouvoir un climat de coopération régionale, à renforcer la cohésion nationale et à ouvrir de nouvelles perspectives de développement pour l’ensemble du peuple congolais.

Il réitère, à cette occasion, son soutien aux efforts du Président Félix Tshisekedi pour l’édification d’un Congo apaisé, uni et résolument tourné vers le progrès.

La Nation accueille, selon lui, ce moment historique avec espoir.

Pour rappel, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a signé jeudi 4 décembre un accord de paix avec son homologue rwandais Paul Kagame, visant notamment à restaurer durablement la paix dans l’Est de la RDC.

Faustin Nkumbi

Actualité

Byamungu : De la cellule de Ndolo au cerveau du renseignement M23, itinéraire d’un traître made in Kigali

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Le général Jean-Claude Byamungu incarne, peut-être plus que tout autre, le visage biface d’une armée congolaise minée de l’intérieur. C’est l’incarnation de l’infiltration. Formé dans les rangs des FARDC, portant l’uniforme de la République, il connaissait chaque caserne, chaque plan de bataille, chaque faille de l’appareil sécuritaire congolais.

Puis vint la disgrâce, ou plutôt la mise en scène de la disgrâce : la prison militaire de Ndolo, où il fut enfermé sous des accusations floues, avant de s’en évaporer dans des conditions qui relèvent moins de la négligence que de la complicité active. Ce qui aurait dû être le terminus d’une carrière brisée n’était en réalité qu’une étape vers sa reconfiguration en atout stratégique pour Kigali via le nouveau branding du RDF/M23 New Look.

À peine sorti de l’ombre des geôles kinoises, Jean-Claude Byamungu est réapparu sous les couleurs du RDF/M23, recyclé en chef du renseignement, comme si sa défection n’attendait qu’un signal pour s’officialiser. Sa nouvelle fonction au sein de la rébellion n’a rien d’anecdotique : elle est la clé de voûte de l’efficacité militaire du mouvement. En confiant le renseignement à cet ancien haut gradé, le M23 et ses parrains du RDF ne se contentent pas d’acquérir un soldat de plus.

Ils s’offrent une cartographie vivante des dispositifs ennemis, une mémoire des codes et une connaissance intime des hommes qu’il a jadis commandés. Jean-Claude Byamungu n’est pas un simple renégat, il est l’architecte des infiltrations, celui qui sait où frapper parce qu’il sait où les FARDC sont vulnérables. Son passage de la prison au commandement opérationnel est une insulte à la justice congolaise.

C’est une preuve éclatante que l’évasion de Ndolo fut moins un exploit personnel qu’une extraction méthodique, digne des services parallèles rwandais. Ce qui se joue avec Jean-Claude Byamungu dépasse la trahison individuelle : c’est le symbole d’une guerre où l’ennemi se cache moins derrière les collines que dans les rangs mêmes de l’État congolais. Qu’un général, censé défendre la patrie, finisse par orchestrer les assauts contre elle depuis une base rebelle.

Voilà qui dit tout du degré de décomposition des institutions et du cynisme de Paul Kagame. Le Rwanda ne se contente pas de recycler les déchets de l’armée congolaise ; il les transforme en armes de précision. Jean-Claude Byamungu est aujourd’hui la preuve vivante que Kinshasa, en tolérant l’impunité des complicités internes, a laissé le renseignement adverse s’écrire depuis ses propres prisons. Un défi lancé non seulement à la souveraineté congolaise, mais à l’intelligence de tout un peuple.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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