Diplomatie
RDC – Rwanda : les deux pays paraphent les principes du cadre pour renforcer l’intégration économique régionale
La République démocratique du Congo et le Rwanda ont paraphé à Washington les principes du Cadre d’intégration économique régionale, appelé REIF. Le document porte sur la coopération entre les deux pays pour développer ensemble la région des Grands Lacs.
Ce cadre prévoit que la RDC et le Rwanda vont travailler main dans la main dans plusieurs domaines notamment l’énergie, les infrastructures, les mines, la santé publique, le tourisme et la gestion des parcs nationaux.

L’objectif est de créer plus d’opportunités économiques, d’améliorer les conditions de vie des populations et d’assurer une paix durable.
« Nous avons eu le plaisir d’accueillir à Washington, D.C., les délégations de la RDC et du Rwanda pour la toute première réunion du Comité conjoint de suivi et la signature des principes du Cadre d’intégration économique régionale (REIF). Ces étapes marquent des avancées concrètes dans le renforcement de la sécurité, de la coopération économique et de la quête commune de paix et de prospérité dans le cadre de l’Accord de paix », a déclaré Massad Boulos, conseiller principal des États-Unis pour l’Afrique.
Il sied de noter que ce rapprochement s’inscrit dans la dynamique engagée depuis la signature de l’accord de paix du 27 juin 2025, soutenu par les partenaires internationaux.
WTK
Actualité
Génocide des Tatars de Crimée : L’Ukraine appelle le monde à ne jamais oublier
À l’occasion de la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée, l’ambassadeur de l’Ukraine en RD Congo a rappelé les souffrances endurées par des centaines de milliers de Tatars déportés par le régime stalinien en mai 1944. Dans un message empreint de mémoire et de vigilance, Vasyl Hamianin souligne que cette tragédie demeure un symbole des crimes du totalitarisme et un avertissement contre l’indifférence face aux violations des droits humains.

Le monde civilisé commémore aujourd’hui la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée. C’est le 18 mai 1944, sur ordre de Joseph Staline, qu’a débuté la déportation massive des Tatars de Crimée hors de leur péninsule natale.
En l’espace de deux jours, plus de 165.000 personnes avaient déjà été arrachées à leurs foyers. Au total, 47.885 familles, soit 193.865 personnes ( dont plus de 92.000 enfants de moins de 16 ans ) furent envoyées de force vers des régions reculées d’Asie centrale. Les familles ne disposaient que de quelques minutes pour se préparer avant d’être entassées dans des wagons de marchandises inadaptés au transport humain, sans nourriture suffisante, sans eau ni assistance médicale.

Pour beaucoup, ce voyage fut fatal. Des milliers de Tatars de Crimée périrent durant le transfert forcé, tandis que d’autres moururent dans les premières années d’exil, victimes de la faim, des maladies et de conditions de vie inhumaines.
Selon le message de l’ambassadeur, cette déportation constituait une opération punitive planifiée visant à détruire un peuple en tant que communauté autochtone, en le privant de sa terre, de sa culture, de sa langue et de son identité.

Pendant des décennies, les Tatars de Crimée ont vécu sous surveillance du régime soviétique, sans droit de retour sur leur terre d’origine, tandis que leur tragédie restait réduite au silence.
Malgré l’exil et les répressions, le peuple tatar de Crimée n’a jamais cessé de lutter pour son retour et pour la préservation de son identité. Le retour massif vers la Crimée n’a véritablement commencé qu’à la fin des années 1980, avant que l’Ukraine indépendante ne permette enfin une reconnaissance publique de cette tragédie historique.

Pour l’ambassadeur ukrainien, cette commémoration dépasse le simple devoir de mémoire. Elle représente un avertissement universel contre les crimes du totalitarisme et rappelle que l’indifférence face aux souffrances humaines peut conduire aux pires tragédies.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
