Actualité
RDC–Rwanda : Les conseillers communaux soutiennent l’accord de paix et remercient les États-Unis
Le Collectif des Conseillers Communaux de la République Démocratique du Congo a déposé, ce lundi 30 juin 2025, un mémorandum à l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Kinshasa. Un geste hautement symbolique, saluant le rôle de Washington dans la médiation ayant conduit à la signature, le 27 juin, de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda.
Réunis autour du questeur du Sénat, le sénateur Taupin Kabongo Mukengeshay, les élus municipaux ont exprimé leur gratitude envers les bons offices américains et ont souligné « l’engagement politique et diplomatique » du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, artisan de la consolidation d’une paix durable en RDC et dans toute la région des Grands Lacs.
Dans leur déclaration, ils se sont dits favorables à la mise en œuvre de l’accord qui, selon eux, « mettra fin à cette guerre injuste imposée à notre peuple », tout en réaffirmant leur attachement au respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale. Le collectif exhorte l’ensemble des Congolais à s’approprier l’accord, et à « faire échec à toute tentative de manipulation visant à freiner son application ».
Le coordinateur national du collectif, Willy Nzembela, élu de Bipemba à Mbuji-Mayi, a tenu à adresser un message particulier au président américain : « Les conseillers communaux de la RDC expriment leur reconnaissance et leur gratitude au Président Donald Trump et à son administration, pour avoir œuvré au profit de la population congolaise et de la sous-région des Grands Lacs. Ils émettent le vœu de le voir visiter Kinshasa prochainement, en vue de renforcer la coopération entre nos deux pays dans les secteurs clés du développement. »
Un accord aux implications majeures
Signé sous la médiation des États-Unis, l’accord de paix du 27 juin prévoit plusieurs engagements majeurs :
– Le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais,
– Un cessez-le-feu global supervisé par un mécanisme conjoint appuyé par les Nations-Unies,
– Le désarmement et la réintégration conditionnelle des groupes armés,
– Le retour sécurisé des personnes déplacées et des réfugiés,
– Le respect mutuel de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale,
– L’interdiction de tout appui aux groupes armés comme le M23 ou les FDLR,
– L’instauration d’un cadre d’intégration économique régionale et la coordination sécuritaire via le CONOPS du 31 octobre 2024.
Le mémorandum des conseillers communaux s’inscrit ainsi dans une volonté de mobilisation citoyenne pour traduire en actes cette dynamique de paix nouvelle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
Rentrée parlementaire : Guy Loando se positionne en garant de l’accompagnement des réformes prioritaires pour des réponses efficaces aux attentes de la population
Le ministre d’État des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, a pris part ce lundi 16 mars 2026 à l’ouverture de la session parlementaire de mars au Palais du Peuple. À cette occasion, il a affirmé son rôle de garant de l’accompagnement des réformes prioritaires afin d’apporter des réponses concrètes aux attentes de la population.

Dans un message publié sur le réseau social X (Twitter), le ministre d’État a déclaré : « Nous avons pris part, ce lundi 16 mars 2026, à l’ouverture de la session parlementaire de mars 2026 au Sénat et à l’Assemblée nationale, au Palais du Peuple ».
Il a également précisé les enjeux de cette session parlementaire en soulignant : « Principalement consacrée au contrôle parlementaire, cette session permettra également l’examen de plusieurs textes prioritaires pour l’action publique ».
Un rôle d’interface entre Gouvernement et Parlement
Revenant sur la mission de son ministère, Guy Loando Mboyo a indiqué : « En notre qualité de pont entre le Gouvernement et le Parlement, nous veillons à accompagner l’examen de ces réformes conformément à la vision du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de répondre efficacement aux attentes de la population ».

Le ministère des Relations avec le Parlement joue en effet un rôle clé dans la coordination entre l’Exécutif et les deux chambres du Parlement de la République démocratique du Congo. Sous la conduite de Guy Loando Mboyo, cette institution s’emploie notamment à faciliter l’examen des projets de loi du Gouvernement, à suivre l’évolution des réformes prioritaires et à renforcer la collaboration institutionnelle en vue d’améliorer l’efficacité de l’action publique.
Exaucé Kaya
