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RDC–Royaume-Uni : Kinshasa plie face à Londres et accepte le retour de ses ressortissants irréguliers

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Après plusieurs semaines de tensions et de négociations ardues, la République démocratique du Congo (RDC) a finalement accepté de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière expulsés du Royaume-Uni, ainsi que ceux condamnés dans ce pays.

L’annonce de cet accord a été faite à l’issue d’une rencontre entre l’ambassadrice britannique à Kinshasa et Crispin Mbadu, ministre délégué chargé de la diaspora congolaise et de la francophonie. 

Jusqu’ici, Kinshasa n’avait pas confirmé publiquement sa coopération, mais Londres présente ce compromis comme une avancée significative dans les relations bilatérales. La décision intervient dans un contexte où la ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, avait sévèrement critiqué le manque de coopération de la RDC sur les retours de ressortissants irréguliers.

Contexte : visas suspendus et pression croissante

La signature de cet accord ne survient pas dans un vide politique. À la fin du mois de décembre 2025, le Royaume-Uni avait décidé de restreindre les visas pour les citoyens congolais, estimant que la RDC ne facilitait pas le retour de ses ressortissants en situation irrégulière. Ces restrictions visaient notamment les détenteurs de passeports spéciaux et des procédures accélérées de délivrance de visas avaient été suspendues.

Cette politique de pression s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement britannique visant à réduire l’immigration irrégulière, en menaçant de sanctions supplémentaires ( y compris la suspension totale des visas ) pour tout pays refusant de reprendre ses citoyens expulsés.

Dialogue et garanties sur le respect des droits humains

Malgré l’apparente contrainte, les autorités congolaises ont insisté pour que les retours soient organisés dans le respect strict des droits humains et après une identification préalable des personnes concernées. Kinshasa rappelle qu’aucune expulsion ne peut avoir lieu en cas de doute sur la nationalité, soulignant la nécessité de procédures claires et conformes au droit.

Des échanges techniques et diplomatiques se poursuivent entre les experts de la Direction générale de migration (DGM) de la RDC, le ministère des Affaires étrangères congolaise et le Home Office britannique. L’objectif est de définir les modalités pratiques de ces retours « durables, efficaces et mutuellement acceptables », tout en préservant la dignité des personnes concernées.

Vers un renforcement de la coopération migratoire ?

Pour Londres, l’accord marque un progrès dans l’application de sa politique migratoire et renforce sa capacité à expulser rapidement des personnes sans droit de séjour. La coopération de la RDC s’ajoute à celles récemment obtenues auprès de l’Angola et de la Namibie, où des accords similaires ont été conclus après des menaces de sanctions.

Pour Kinshasa, cette décision pourrait ouvrir la voie à un dialogue migratoire plus structuré avec le Royaume-Uni, mais elle soulève aussi des questions sur la gestion des diasporas et des droits des migrants congolais à l’étranger. Les prochaines étapes de mise en œuvre de cet accord seront déterminantes pour mesurer s’il s’agit d’un simple compromis tactique ou d’un véritable cadre de coopération respectueux des droits humains.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération

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L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.

Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.

Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.

Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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