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Education

RDC – Rentrée scolaire 2025-2026 : la Synergie des Syndicats des Enseignants donne 3 mois au Gouvernement pour régler tous leurs litiges

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Réunis à Kinshasa le samedi 23 août 2025 en Assemblée Générale d’évaluation des engagements pris par le Gouvernement à leur égard, lors de différentes assises de la Commission paritaire, les enseignants affiliés à cette plate-forme syndicale ont décidé de reprendre le travail le 1er septembre prochain, date prévue dans le calendrier scolaire, tout en lançant un ultimatum de trois mois, soit jusqu’au 04 décembre 2025, au Gouvernement de la République, en vue de concrétiser ses promesses. Passé ce délai, déclarent-ils, ils cesseront le travail et boycotteront toutes les évaluations et tiendront le Gouvernement seul responsable de toutes les perturbations sociales qui en découleraient. 

Dans leur déclaration écrite dont copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, ces derniers ont fait les constats suivants :

– La mauvaise foi manifeste du Gouvernement qui se matérialise par son refus de payer un salaire digne à l’Enseignant congolais ;

– Le transfèrement des Enseignants à la Fonction Publique conformément à la Loi portant protection et sécurité sociale des Agents publics de l’Etat, reste lettre morte et expose dangereusement les enseignants à une insécurité socio professionnelle permanente ;

– La gratuité de l’enseignement au primaire subit des menaces dans plusieurs écoles Conventionnées à la suite d’un manque de suivi criant de l’autorité ;

– La non délivrance des bulletins définitifs aux élèves au cours de l’année 2024-2025 ;

– La tentative d’imposer l’accès et le maintien des élèves filles enceintes à l’école primaire et secondaire, se présente comme un complot contre notre système d’enseignement exposé à la corruption et à la dépravation ;

– La caporalisation de l’Inspection Générale de l’enseignement dans sa mission d’organiser les évaluations certificatives ;

– Le dysfonctionnement des cadres organiques surtout au niveau de la DINACOPE qui emploie des effectifs pléthoriques au niveau des Antennes en violation de toutes les normes établies ;

– La retraite irrégulière imposée aux Enseignants.

Soulignons que cet ultimatum de trois mois est lancé pour les questions urgentes suivantes : le payement d’un salaire de 500 usd à chaque enseignant, la consolidation de la gratuité de l’enseignement, l’intégration des enseignants dans la Fonction publique, le retrait de la circulaire sur l’accès et le maintien des filles enceintes à l’école primaire et secondaire, la retraite honorable des enseignants, l’uniformisation de la prime de gratuité payée aux enseignants du primaire et enfin l’application de l’Arrêté portant restructuration des cadres organiques de différents bureaux gestionnaires.

Par contre, la Synergie invite les parents à envoyer les enfants à l’école dès le lundi 1er septembre 2025 et demande aux Enseignants de ne pas tomber dans le piège des syndicalistes affairistes qui cherchent à se refaire une santé financière et de ne pas permettre aux gestionnaires véreux à revenir au système de prise en charge des enseignants par les parents.

Néanmoins, la question est de savoir si le Gouvernement sera capable de répondre dans le délai imparti, étant donné que la Ministre d’Etat à l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a déjà évoqué les contraintes budgétaires liées à l’insécurité à l’Est du pays, lors de sa rencontre avec les délégués syndicaux, le jeudi 21 aout dernier au chapiteau du collège Boboto à Kinshasa-Gombe. Aussi, convient-il de rappeler, que le Gouvernement a déjà concrétisé en deux tranches, son engagement de 100 mille FC à la place de 500 dollars.

Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET

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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu

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Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.

Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.

Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.

Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.

Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.

Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.

Mike Tyson Mukendi

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