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RDC : Réagissant vigoureusement aux accusations de J. Kabila contre F. Tshisekedi, l’ANVC demande une enquête internationale
L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC), dans une déclaration officielle rendue publique ce lundi 24 février 2025, a vivement désapprouvé les récentes déclarations médiatiques de l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila. Ce dernier a accusé l’actuel président Félix Tshisekedi d’avoir instauré un régime autoritaire caractérisé par la répression de l’opposition, la censure des médias et l’exil forcé de nombreux opposants politiques, journalistes et leaders religieux. Ces accusations, selon l’ANVC, sont non seulement infondées, mais constituent également une tentative de détourner l’attention des crimes graves commis sous le régime de Kabila lui-même.
Dans un communiqué détaillé, l’ANVC a qualifié les propos de Joseph Kabila de « dénués de tout fondement et hypocrites ». Il a rappelé que c’est sous le mandat de Kabila que la RDC a connu certaines des pires violations des droits de l’homme, notamment des massacres à grande échelle dans l’Est du pays, perpétrés par des groupes armés soutenus, selon de nombreux rapports internationaux, par des acteurs étrangers et des réseaux locaux liés à l’ancien régime. « Joseph Kabila n’a aucune légitimité morale pour critiquer le président Tshisekedi, dont les efforts pour stabiliser le pays et promouvoir la démocratie sont reconnus par la communauté internationale », a déclaré l’ANVC .
L’ANVC a également réitéré son appel au procureur général près la Cour Pénale Internationale (CPI) pour qu’il ouvre une enquête approfondie sur les crimes présumés de Joseph Kabila, notamment son implication présumée dans les massacres perpétrés par le groupe rebelle M23 dans l’Est de la RDC.
Selon l’association, Joseph Kabila serait « la main noire » derrière les activités du M23, en collaboration avec des acteurs régionaux, notamment le Rwanda. « Il est temps que Joseph Kabila réponde de ses actes devant la justice internationale. Les victimes congolaises méritent vérité, justice et réparation », a insisté le coordonnateur.
L’ANVC a en outre dénoncé ce qu’elle qualifie de « double discours » de Joseph Kabila. Alors que ce dernier critique le régime actuel pour son prétendu autoritarisme, il omet de mentionner les multiples exactions commises sous son propre mandat, notamment la répression violente des manifestations, les arrestations arbitraires d’opposants et les restrictions sévères imposées à la liberté de la presse. « Joseph Kabila fait semblant de défendre la démocratie, alors qu’il a lui-même gouverné dans un climat de peur et d’impunité », a ajouté le coordonnateur.
Joseph Kabila a également affirmé que toute tentative de résolution du conflit dans l’Est de la RDC qui ignorerait les réalités politiques et sécuritaires actuelles ne pourrait pas aboutir à une paix durable. Cependant, l’ANVC a rejeté cette assertion, soulignant que les véritables obstacles à la paix sont les réseaux criminels et les soutiens étrangers qui continuent de déstabiliser la région avec la complicité présumée de l’ancien président. « La paix ne sera possible que lorsque les responsables des crimes commis contre le peuple congolais seront tenus pour responsables, y compris Joseph Kabila lui-même », a déclaré l’ANVC.
L’ANVC a, enfin, appelé la communauté internationale à ne pas se laisser tromper par les déclarations de Joseph Kabila et à soutenir les efforts du gouvernement congolais pour rétablir la stabilité et la justice dans le pays. L’association a également exhorté les médias internationaux à exercer un journalisme rigoureux et à ne pas relayer des accusations non vérifiées qui pourraient nuire à la réputation et aux efforts de réforme du président Tshisekedi.
Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kinshasa : le PNSA lance officiellement la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC
Avec l’appui de l’AUDA-NEPAD, le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a lancé officiellement, ce vendredi 5 juin, à Kinshasa, la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC, un écosystème des outils mise en okace pour la Communication pour le Changement social et de Comportement (CCSC) afin d’informer sur la santé et leur bien-être.

La cérémonie a été animée, à Sultani Hôtel, dans la commune de Gombe, par le secrétaire général au ministère de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Dans son mot de lancement, il a signalé que cette plateforme a été pensée par, avec et pour les jeunes afin de les doter des capacités nécessaires pour prendre des décisions éclairées et responsables pour leur vie.

« La plateforme se veut interactive et instructive. Elle va sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre des jeunes là où ils passent leur temps. C’est un véritable écosystème numérique intégré, un site Web centralisé, riche en ressources documentaires, conseils et orientations », a-t-il fait savoir, expliquant que « l’utilisation des QR codes dynamiques qui permettront, lors de nos futures campagnes de mobilisation sur le terrain, d’accéder instantanément à l’information d’un simple geste avec son smartphone. »

Poursuivant son allocution face aux experts du secteur et des jeunes, il a appelé à l’implication active des parties prenantes, promettant que le ministère de Santé, à travers le PNSA veillera rigoureusement au mode de gestion de cette plateforme qui revêt un intérêt pratique. « Cet outil est un guide pour les jeunes, un appui pour les familles et éducateurs, et un baromètre en temps réel des préoccupations de la jeunesse pour les décideurs et les partenaires », a-t-il conclu.

De son côté, le Directeur national du PNSA, Fidèle Mbadu a rappelé le contexte et la motivation qui a conduit à la conception de cette plateforme, notamment l’accès à l’information et les limites des canaux traditionnels face aux défis de santé publique. « le PNSA est confronté à une réalité évidente, l’accès à une information fiable, bienveillante et adaptée, qui est le premier rempart contre les grossesses précoces, les IST, des questions de nutrition ou des défis liés à la santé mentale », a-t-il démontré.

« Il y a une génération de jeunes hyperconnectés. Notre objectif n’est pas de suivre une mode, mais de positionner la santé publique là où se trouve notre cible, que les jeunes », a fait savoir Fidèle Mbadu, précisant que « les organisations et structures des jeunes seront pleinement intégrées dans la production des contenus pour garantir que l’outil réponde de manière dynamique à leurs préoccupations, bien sûr qu’ils changent. »

Cette initiative constitue un levier puissant pour bâtir une génération informée, engagée et en meilleure santé, tout en s’inscrivant dans une dynamique nationale et internationale de promotion du bien-être des jeunes.
Exaucé Kaya et Venessa Mutala, stagiaire URKIM
