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RDC-QATAR : Fatshi à Doha ce dimanche pour sceller un partenariat historique

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L’annonce a été faite ce samedi à travers un communiqué publié sur le site officiel de l’Etat du Qatar. Le pays de la péninsule arabique aux 2.786 millions d’habitants a annoncé l’arrivée ce dimanche à Doha du Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sur invitation de l’Emir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani.

Une visite de travail officielle au fond diplomatique et économique très important pour les deux États.

Renforcement des relations diplomatiques

Selon l’annonce des services de communication de l’Emirat Qatari, le Président Félix Antoine Tshisekedi sera reçu le lundi au palais Amiri Diwan, siège du gouvernement par l’Emir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani. Un entretien en tête à tête est prévu dans l’avant-midi et sera précédé d’une séance de travail entre les deux personnalités entourées de leurs experts. Le contenu de leurs discussions n’a pas été précisé mais tout porte à croire que l’Emir et son hôte vont passer en revue les termes majeurs des relations politiques et diplomatiques qui les unissent.

Jusqu’ici les relations diplomatiques entre la République Démocratique du Congo et le Qatar étaient très sommaires, les deux pays n’étant liés que par des contacts entre ministres en charge des Affaires étrangères. Félix Antoine Tshisekedi sera donc le Premier chef d’état de la République Démocratique du Congo a être reçu par l’Emir du Qatar.

Un cadre de coopération économique historique dans les signataires

Outre la diplomatie, l’économie sera le fer de lance de ce rendez-vous au sommet de l’État.

Après plusieurs mois des discussions entre les experts des deux pays sur demande du Qatar, un cadre général de coopération économique finalisé est prêt a être officialisé. L’accord sera signé par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères de la RDC, Marie Tumba Nzeza et le ministre qatari des Affaires étrangères en presence de l’émir et du Président de la République. Il s’agit des accords techniques au niveau commercial et dans le domaine de la fiscalité. Aussi dans la promotion et protection des investissements et prevention de la double imposition.

Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est attendu à Doha ce dimanche dans la soirée.


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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