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RDC : Protection de l’environnement et de l’écosystème au cœur de la 6 ème Alternative Mining Indaba à Lubumbashi

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Il s’est ouvert à Lubumbashi, ce mercredi 12 octobre 2022, la 6 ème édition de l’Alternative Mining Indaba de la République Démocratique du Congo.

Ce cadre réunissant des acteurs de la société civile venus de 26 provinces de la RDC et de l’Afrique du Sud, des membres des entreprises, des communautés, décideurs provinciaux et nationaux ainsi que les autorités traditionnelles a pour thème, cette année, « Gestion des impacts environnementaux des opérations minières dans le contexte de la lutte contre les changements climatiques ».

Pour le représentant du gouverneur Jacques Kyabula à ce forum, le ministre de la Santé publique du Haut- Katanga, Joseph Nsambi Bulanda, l’organisation d’ « Alternative Mining Indaba » est fondamentale pour l’avenir de tous les acteurs.

« La gestion des impacts environnementaux dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et la transition énergétique » est justement ce thème qui va coordonner tous nos échanges, en plus des traditionnelles questions économiques, des opportunités d’affaires pour divers acteurs. En effet, par la nature, l’exploitation minière occasionne des dégâts environnementaux dans ses différentes phases. C’est notamment le cas de la pollution de l’air, du sol et de l’eau suite aux activités des sociétés minières, décriées ici et là. Il s’agit là d’un défi majeur pour la gouvernance du secteur minier, dans le contexte où la RDC, qui est résolument engagé dans la lutte contre le changement climatique se voit à la fois pays solution comme l’affirme si bien notre Président de la République, Chef de l’Etat, son Excellence Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo à qui je rends mes hommages les plus déférents », a dit le ministre Provincial de la Santé publique, Joseph Nsambi Bulanda.

Il a fait savoir que les lois de la RDC établissent les responsabilités sociétales et surtout environnementales. Ces responsabilités, a noté Joseph Nsambi Bulanda, impliquent que chaque société, publique ou privée, veille au bien-être de ses voisins humains et non humains, à savoir : l’Ecosystème forestier, faunique, hydrographique, etc.

Pour lui, les souhaits du gouvernement provincial du Haut-Katanga est de voir les compagnies minières prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour se conformer aux normes environnementales de la RDC et protéger ainsi la population des externalités environnementales.

« Je souhaite que chaque société ait pour alliés ses voisins. C’est un gage de croissance intégrée et de sécurité. Notre province est donc honorée par l’organisation de cette 6ème édition. Je soutiens, totalement, les discussions qui vont découler de ces assises. J’attendrai avec grand intérêt, en outre, les recommandations qui en sortiront », a martelé le ministre provincial de la Santé publique du Haut Katanga.

Pour sa part, le grand chef coutumier Sa Majesté Kaponda, pense qu’il y a des choses qui peuvent être compensées par les titulaire des projets miniers et cela par le respect de leurs engagements sociétaux et environnementaux par un suivi objectif et rationnel des services techniques de l’Etat et par les organisations de la société civile spécialisées dans le domaine des resources naturelles, mais tandis que d’autres resteront irrécupérables hélas !

Le cas d’une terre ancestrale, d’une identité perdue suite à la délocalisation causée par l’exploitation minière, les terres arables détruites, les espèces protégées tant animales que forestières disparues et tant d’autres…

« Cette 6ème édition Alternative Mining Indaba est une occasion pour nous et au nom de tous les chefs traditionnels de notre espace de rappeler à toutes les parties prenantes, de la nécessité de protéger légalement nos villages par l’octroi d’une personnalité juridique afin de ne plus perdre notre patrimoine historique et notre identité car dit-on « Un peuple sans mémoire, est un peuple sans avenir »,a déclaré Sa Majesté Kaponda.

L’ Alternative Mining Indaba de la République Démocratique du Congo est un espace public qui permet aux différentes parties prenantes d’engager des discussions ouvertes et sincères en vue d’améliorer la gouvernance du secteur minier congolais et a réuni plus de 200 participants.

Cette 6 ème édition de l’AMI/RDC dont la clôture intervient ce jeudi à Lubumbashi est organisée par Southern Africa Resource Watch (SARW) avec l’appui de la GIZ et Norwegian Aïd.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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