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RDC – Présidentielle 2023 : Dr Denis Mukwege poussé à la magistrature suprême

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Un appel à candidature a été lancé à l’intention du docteur Denis Mukwege par un collectif d’intellectuels congolais, qui pensent qu’il est doté d’atouts pour diriger la République Démocratique du Congo.
Le 62e anniversaire de l’indépendance de la RDC a été marqué par un fait atypique, qui risque de bouleverser les vérités préconçues de la scène politique congolaise. Dans un mémo intitulé Appel du 30 juin 2022, une synergie des professeurs et autres intellectuels a placé le Prix Nobel de la Paix au centre de l’avenir politique du pays. Considérant la RDC comme « un navire sans capitaine en pleine mer agitée », ces cadres et enseignants d’université n’ont pas hésité à jeter leur dévolu sur le gynécologue congolais, pour piloter le pays dans la direction des aspirations du peuple.
« Aujourd’hui, il est incontestablement établi que vous êtes l’homme qu’il nous faut à la fonction de Président de la République Démocratique du Congo. C’est avec vous que nous, Congolaises et Congolais, aimerions retrouver la splendeur de notre pays, rétablir son lustre et son prestige, recouvrer sa souveraineté et sa respectabilité, assurer la paix et une prospérité partagée. Bref rejoindre sa vocation et son destin de grandeur », lit-on dans un document solennel signé par neuf universitaires, dont cinq professeurs. Pour ceux-ci, la notoriété internationale et le charisme naturel du Prix Nobel de la paix le placent au plus haut sommet de la considération, si bien qu’il ne mérite pas moins que la magistrature suprême.
« Nous avons besoin d’une personne d’envergure internationale, à la carrure d’un Chef d’Etat, à la probité morale reconnue, résolue, ayant une vision de grandeur et de dignité pour notre pays et aimant passionnément les Congolais », ont-ils fait savoir à l’Homme qui répare les femmes.

Accédera-t-il à l’appel ?

Le Dr Denis Mukwege a toujours critiqué la politique actuelle congolaise et ne rate jamais l’occasion de décrier ses effets sur le vécu quotidien de la population. Pour lui, le système politique congolais est à reconfigurer de manière à placer l’intérêt de l’humain au centre de toute action politique. « Au travail, peuple congolais ! Bâtissons un Etat où le gouvernement est au service de la population. Un Etat de droit, émergent, capable d’entraîner un développement durable et harmonieux, non seulement en RDC mais dans toute l’Afrique. Bâtissons un Etat où toutes les actions politiques, économiques et sociales sont centrées sur l’humain et où la dignité des citoyens est restaurée ». Cet extrait tiré d’une de ses allocutions traduit ses sentiments humanitaires et son idéologie refondateur. Acteur apolitique jusqu’ici, aussi n’a-t-il pas caché son souci de voir son pays se redresser. Mais est-il enfin prêt à porter le tablier du leader politique que nombreux entrevoient en sa personne ?
Sa propre position tarde à sortir, mais ce collectif d’intellectuels engagés ne semblent pas lui donner trop de choix : « Le moment est décisif. Nous avons l’opportunité soit d’accomplir notre mission de sauver le Congo, soit de la trahir en laissant notre pays à des mains inexpertes pour ne pas rappeler un champion de la liberté, Frantz Fanon. Or, pour parler comme Théodore Roosevelt, à pareilles circonstances, la meilleure chose que nous puissions faire c’est de prendre la bonne décision ; en second lieu, c’est de prendre la mauvaise décision et la pire des choses c’est de ne rien faire ». Et ils ont été clairs dans leur proposition : « Levez-vous pour prendre la tête de ce peuple meurtri. Présentez-vous à l’élection présidentielle de 2023 que vous emporterez haut la main, parce que notre peuple qui vous appelle est celui qui vous élira ». Denis Mukwege répondra-t-il à cet appel de pied du collectif d’intellectuels engagés pour se lancer dans une lutte politique, avec possibilité de faire front ouvert contre le système qu’il ne cesse de déplorer ? Attendons voir.

Martin E./Congoprofond.net


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RDC : Denise Nyakeru Tshisekedi encourage les femmes journalistes à dénoncer toute forme d’harcèlement sexuel en milieu professionnel*

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Pendant deux jours, soit du 20 au 21 mars 2023, les professionnels des médias ont fait un état des lieux sur la situation des femmes des médias en Afrique Francophone autour du thème: « Harcèlement sexuel dans la sphère médiatique ».

Cette rencontre était une occasion pour les femmes des médias, en particulier, et journalistes professionnels en général et celles des médias sociaux (Tik-tok, Facebook, Twitter, LinkedIn, YouTube et Instagram ) de partager sans tabous les expériences vécues en matière de harcèlement sexuel et proposer des pistes de solutions pour bannir ce fléau qui prend de l’ampleur et freine l’épanouissement de la femme dans la profession.

La Distinguée Première Dame de la RDC qui milite pour la promotion et la défense des droits des femmes a participé personnellement à ces travaux.

Prenant la parole à cette occasion, Denise NYAKERU TSHISEKEDI a exhorté les professionnels des médias à dénoncer tout acte de violence dont ils peuvent être victimes ou témoins.

 » Vous professionnels des médias avez appris à traiter l’information et à la diffuser de manière efficace, parlez du harcèlement sexuel que subit vos collègues ou que vous subissez pour que l’aide vous soit apportée. Ce n’est que par cette façon de procéder que les prédateurs sexuels seront mis hors d’état de nuire« .

La Présidente de la Fondation DNT a par la suite encouragé les professionnels des médias à prôner l’éthique et le respect de la déontologie dans la profession.

A l’issue de ces travaux, les participants ont formulé des recommandations ci-dessous :

-Sur le plan institutionnel que la RDC prenne certaines mesures pour protéger la jeune journaliste et celle qui mérite une montée en grade;

-Mettre en place une brigade anti harcèlement qui servira aux femmes et hommes victimes d’harcèlement dans le domaine des médias de pouvoir adresser leurs plaintes de manière anonyme afin de dénoncer leurs boureaux;

-Promouvoir les femmes à des postes de décision;

-Les femmes doivent encourager les autres femmes.

Ce document a été remis à la ministre de la Culture et art, représentant le gouvernement, pour la mise en application de ces résolutions.

 

Selon le Président de la Fondation Zacharie Bababaswe (FOZABA), initiateur de cette conférence, la mission de ces travaux est de:

.Donner aux femmes des médias des éléments de langage de lutte

contre le harcèlement;

•Faire de la dénonciation un devoir pour les femmes des médias;

•Faire des femmes des médias des porte-voix de la lutte;

•Fournir les informations sur la marche à suivre pour se protéger sans compromettre son avenir;

•Réduire le harcèlement dans la profession par la connaissance du

sujet.

 

Cette conférence est le fruit d’une collaboration entre la Fondation Zacharie Bababaswe et la Fondation Denise NYAKERU TSHISEKEDI

 

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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