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RDC/Présidentielle 2018 : J. Kabila prêt à accompagner les candidats du FCC dans leurs fiefs respectifs
Autorité morale du Front commun pour le Congo (FCC), Joseph Kabila Kabange, a réuni ce jeudi 22 novembre 2018 les membres de sa famille politique dans sa ferme privée de Kingakati ( N’sele), afin de lancer les activités liées à la campagne électorale des candidats de sa plateforme.
Lambert Mende Omalanga, chef de la cellule de communication du candidat président de la République Emmanuel Ramazani, a fait savoir à nos confrères d’actualite.cd que Joseph Kabila s’est dit disponible de les accompagner partout, en cas de besoin.
« Il a fait part à nous tous de sa disponibilité que ce soit le candidat président de la république, les candidats députés nationaux ou provinciaux, qui exprimeront le désir d’être soutenu par lui pendant la campagne, il est prêt à descendre dans nos circonscriptions respectives pour payer de sa personne et défendre les membres de sa famille politique, et aucune loi ne l’interdit de le faire « , a dit Lambert Mende.
Aussi, a-t-il ajouté à la même source, le président nous a indiqué clairement dans quel sens nous devons mener notre campagne. C’est une campagne pour solliciter le suffrage au peuple souverain pour nous donner sa confiance tant au niveau du président de la république qu’à celui de l’Assemblée législative nationale et provinciale.
Par ailleurs, il a révelé que Joseph Kabila les a invité à plus d’humilité face aux électeurs.
« Il nous a briefé sur les attitudes que nous devons adopter vis-à-vis de la population pendant cette campagne. Nous avons échangé avec lui pour constater que nous allons en cette campagne sans complexe, mais avec humilité, parce que nous étions aux affaires pendant 17 ans, nous avons quand même réalisé certaines performances et que nous n’avons pas transformé le Congo en un paradis bien sûr, donc il faut un brin d’humilité lorsque nous parlons… », a indiqué Lambert Mende.
Par la même occasion, précise-t-il, il a insisté que nous ne devons pas chercher à gagner pour gagner, mais on doit plutôt chercher à gagner pour une vision, et il a bien défini cette vision, ce qui se résume en » la défense de l’autodétermination du peuple congolais ».
Rappelons-le, conformément au calendrier électorale de la Commission électorale nationale indépendante la campagne électorale lancée ce jeudi 22 novembre 2018 va s’étendre jusqu’au 21 décembre 2018.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
