À la Une
RDC : plusieurs ministres à Kolwezi pour l’inauguration de la société minière de Deziwa
Depuis mardi dernier, plusieurs membres du gouvernement de la République démocratique du Congo ainsi que de nombreuses autres personnalités des secteurs économique et des mines séjournent à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba au Sud de la RDC, annonce l’ACP.
Ils y sont pour participer à l’inauguration de la Société minière de Deziwa (SODIMEZ SAS) et au lancement officiel de sa production du cuivre et du cobalt.
Au nombre de ces personnalités figurent notamment le ministre près le Président de la République, André Kabanda, arrivé mardi au chef-lieu de la province du Lualaba ; le ministre des Mines, Willy Kitobo Samsoni, et celui des Petites et moyennes entreprises (PME), Kalume Muana Ngongo, arrivés deux jours auparavant.
Parmi les opérateurs miniers, Kolwezi a accueilli entre autres M. Tangni Wang, président du conseil d’administration du groupe CNMC dont le projet SODIMEZ SAS est l’une des filiales.
Il sied de rappeler que l’inauguration de la Société SODIMEZ SAS créée conjointement par le groupe CNMC et la Société générale des carrières et des mines (Gécamines) en juillet 2017 qui se fera également en présence du gouverneur de la province de Lualaba, Muyej Mangez Mans, coïncidera avec le lancement officiel de la production du cuivre par ladite société.
SODIMEZ dont les installations sont situées sur la montage Deziwa, a tout un programme pour la protection de l’environnement, la multiplication des emplois pour les jeunes, l’électrification des cités environnantes, la construction des écoles et bien d’autres projets à caractère social et ceux au delà de la production du cuivre et du cobalt.
Quant au groupe CNMC, dont le projet SODIMEZ est une filiale, il est présent dans plus de 80 pays, impliquant plus de 40 variétés de métaux non ferreux. Il possède actuellement plus de 20 millions de tonnes de métaux lourds non ferreux en outre-mer.
Le groupe a investi dans la construction et l’opération de 8 mines et 7 fonderies dans de nombreux pays étrangers, dont la première mine de cuivre en outre-mer, les premières mines de cuivre adoptant la technologie pyro métallurgique et hydro métallurgique, la première mine numériques en Afrique, etc.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
À la Une
« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
