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RDC: Pierre Lumbi invite F. Tshisekedi à créer les conditions nécessaires au remplacement des juges de la Cour Constitutionnelle
Le parti politique Mouvement Social ( MS) et le Regroupement politique « Alliance pour l’Alternance Démocratique »( AAD) jugent inadmissible l’imposition d’une invalidation inexplicable et inexpliquée de ses cinq élus nationaux pourtant valablement élus dans leurs circonscriptions électorales.
Au cours d’une déclaration lue par son autorité morale ce vendredi 05 juillet 2019, le sénateur Pierre Lumbi Olongo recommande au président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi,en sa qualité de représentant du peuple congolais et garant du bon fonctionnement des institutions de la République, de créer les conditions nécessaires au remplacement des juges de la Cour Constitutionnelle et d’initier des réformes fondamentales de la justice.
À cet effet, il a ajouté : « Nous annonçons le lancement d’une campagne nationale en vue d’obtenir le remplacement des magistrats de la Cour Constitutionnelle ».
Aux leaders de l’opposition politique, le MS et l’AAD les exhortent à plus de responsabilité et d’unité pour le combat de la restauration d’un Etat de droit en RDC.
Enfin, le MS et l’AAD demandent à l’ensemble de la population congolaise au sein de laquelle s’identifient tous les électeurs des élus nationaux injustement invalidés, de demeurer très vigilants, pour protéger le pacte et acquis de la République.
Il sied de rappeler que seulement deux de leurs sept députés nationaux et un sénateur ont été réhabilités.
Clément Muamba Mulembue/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
