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RDC : Papy Mavua et Foot-solidaire lancent le programme « Yoppa »
La Fédération de Football Solidaire, qui a lancé ses activités en République démocratique du Congo en juin 2021, a présenté, ce jeudi 12 août une table-ronde avec les centres de formations des jeunes, les académies…, à l’hôtel Jadoby dans la commune de Kinshasa, un programme dénommé « Yoppa » (Young Players’ Protection in Africa).
Ce programme Yoppa , est un ensemble d’activités, de dispositifs et de projets dédiés à la protection des jeunes joueurs et jeunes joueuses de football jusqu’à 21ans. Cette fédération est installée dans plus de 22 pays au monde.

« Après avoir fait un tour de plusieurs terrains de football, on a voulu inviter toutes les académies, toutes les structures qui s’occupent des jeunes, afin de se faire connaître et de leur présenter le programme Yoppa », a expliqué le président de cette structure, Papy Mavua.
Il faut noter que ce programme cible :
Les jeunes joueurs de moins de 17 ans, majoritairement scolarisés; Les jeunes joueurs de moins de 22 ans, peu scolarisés ou étudiants; Les parents de jeunes joueurs et de jeunes joueuses et les éducateurs et promoteurs d’académies.
Les pôles d’activités de ce programme sont :
-Le pôle Écoute et Médiation
– Le pôle Information et Sensibilisation
-Le pôle Accompagnement social
-Le pôle Santé et Prévention
-Le pôle « Académies
-Le pôle Organisation événementielle
Il a fait savoir que “Foot Solidaire” a pour but la protection des jeunes joueurs contre les atteintes à leurs droits et à leur dignité humaine. À la fin de cette rencontre, une fiche d’adhésion a été donnée à chaque représentant d’une académie, et cette adhésion est gratuite pour cette année.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
