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RDC/Ouganda : Museveni muscle la coopération militaire, lance un vaccin conjoint et dope le libre-échange
Dans un discours à la Nation prononcé ce jeudi 5 juin, le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni a exposé les nouveaux axes d’un partenariat stratégique avec la République Démocratique du Congo (RDC), plaçant la sécurité, la santé publique et l’économie au cœur de cette coopération régionale.
Traque des ADF : Museveni salue les avancées militaires
Le chef de l’État a exprimé sa satisfaction quant à l’opération militaire conjointe menée avec les FARDC pour neutraliser les dernières poches des rebelles ADF (Allied Democratic Forces), encore actifs dans l’Est congolais.
« Nos armées travaillent main dans la main pour éliminer les terroristes dans les zones frontalières. Ensemble, nous avons obtenu des résultats significatifs », a-t-il déclaré, réaffirmant sa détermination à œuvrer aux côtés de Kinshasa jusqu’à un retour complet à la paix.
Museveni a également rappelé l’échange de prisonniers effectué en novembre 2024, présenté comme un jalon symbolique du réchauffement des relations bilatérales.
Un vaccin made in RDC-Ouganda contre les épidémies à l’Est
Sur le front sanitaire, le président ougandais a annoncé un projet commun de développement d’un vaccin pour lutter contre les épidémies récurrentes qui sévissent dans l’Est du Congo.
« Nos experts en santé publique coopèrent étroitement pour élaborer une solution durable contre les flambées d’Ebola et autres maladies infectieuses. Un vaccin codéveloppé par nos deux pays est déjà en cours de conception », a-t-il précisé, insistant sur l’importance de l’unité régionale face aux crises sanitaires.
Libre-échange : Kampala et Kinshasa veulent aller plus loin
Enfin, Museveni a mis en lumière la montée en puissance des échanges commerciaux entre les deux voisins. Il a salué l’ouverture de nouvelles routes commerciales et la réduction des barrières douanières, mesures qui facilitent la libre circulation des biens, des services et de la main-d’œuvre.
« L’avenir de nos peuples dépend de notre capacité à commercer librement, à mutualiser nos ressources et à grandir ensemble. Le partenariat avec la RDC est un modèle d’intégration régionale à consolider », a-t-il conclu.
Claudia Ilunga/Congoprofond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
