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RDC-ONU: Nangaa rappelle l’option du gouvernement de ne pas solliciter des appuis financiers extérieurs
Corneille Nangaa Yobeluo, président de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), a fait savoir à l’issue d’une réunion avec une délégation des membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies, ce vendredi 05 octobre 2018 dans la salle Abbé Apollinaire MaluMalu à Gombe, que le processus électoral avance bien et que le gouvernement avait déjà pris l’option de ne pas solliciter les appuis financiers venant de l’extérieur.
Et d’ajouter: » la crédibilité et le respect de la date du 23 décembre 2018 constituent deux impératifs électoraux qu’il faut garder à vue ».
S’agissant des questions à controverse, Nangaa a indiqué qu’elles seront traitées en discussion avec les Experts en la matière, sans oublier d’autres contraintes qui feront l’objet de concertation.
Il a souligné qu’en plus de la présence de la Monusco qui se dit prête à intervenir aux côtés de son institution, il y a 130 experts internationaux comme conseillers techniques.
En outre, le numéro Un de la CENI Corneille Nangaa a salué la présence de la délégation des Nations-Unies en séjour à Kinshasa venue s’imprégner du processus électoral et de son avancement.
Signalons que cette délégation des membres du Conseil de sécurité de l’Onu est conduite par l’ambassadeur de la France à l’ONU, François Delattre.
Rappelons que les membres du conseil de sécurité de l’ONU vont aussi rencontrer d’autres parties prenantes au processus électoral en RDC.
MMC/Congoprofond.net
À la Une
Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
