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RDC : ONU Femmes et les maisons de presse s’accordent pour la promotion du genre
ONU Femmes compte désormais travailler en synergie avec les maisons de presse établies en RDC.
Ce partenariat va consister à la formation des journalistes spécialisés dans les genres, à la production du contenu médiatique lié aux différentes thématiques prioritaires suivantes notamment:
– Participation politique des femmes et le leadership féminin
– Autonomisation économique des femmes
– Lutte contre les violences sexuelles et basées sur le Genre
– Gouvernance, Paix et Sécurité
– Intégration du genre dans les politiques et programmes.
Dans son mot, Mme Awa Ndiaye Seck, Représentante d’ONU Femmes en RDC, a présenté ce lundi 29 juillet la genèse de l’ONU Femmes ainsi que son rôle pour les genres en RDC. « Je tiens à travailler avec la presse pour promouvoir les genres en RDC. Cela doit notre passion à tous! », a-t-elle déclaré aux responsables des maisons de presse à Kinshasa.
Les responsables des médias invités sur place ont pris acte de cet engagement et ont fait part de leurs agendas au représentant de l’ONU-femmes.
Pour ce, un atelier sera incessament programmé pour définir les contours de ce nouveau partenariat et les modalités pratiques de son application.
Il sied de noter que le programme d’ONU Femmes en RDC se fonde sur les enseignements tirés du programme précédent de l’UNIFEM qui a été mis en œuvre depuis 2003. Il se réfère aux priorités du DSCRP II de la RDC, de l’UNDAF ainsi qu’aux domaines prioritaires de la femme repris dans la Stratégie globale de l’ONU et des domaines prioritaires identifiés lors des consultations avec les partenaires dans le cadre de l’élaboration de sa stratégie pays.
L’ONU FEMMES RDC travaille depuis quelques années avec les partenaires gouvernementaux et de la société civile pour la mise en œuvre des engagements pris par l’Etat Congolais à travers la ratification des conventions internationales pour l’égalité de genre et l’autonomisation de la femme en RDC.
Actuellement, ONU Femmes travaille sur les programmes et projets suivants :
– Appui aux droits et participation des femmes congolaises dans le cadre de la Résolution 1325
– Etude nationale sur la masculinité en RDC
– Etude socio-économique selon le genre dans le cadre du programme PIRAM
– Elaboration d’une stratégie et d’un plan d’action genre dans le programme PAPAKIN
– Contribution de ONU Femmes en soutien inter agence (H4+) au plan d’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale dans les zones de santé de Kenge et Mosango
– Projet de Renforcement des capacités institutionnelle et organisationnelle du ministère du Genre à assurer une coordination efficace de la stratégie de la base nationale de genre sexuel (NSGBV)
– Projet conjoint de prévention et des réponses coordonnées de lutte contre les violences sexuelles dans les provinces Orientale (Ituri) et Nord Kivu ;
– Réponse multisectorielle d’assistance urgente des enfants et des femmes en République démocratique du Congo.
Dans les perspectives, ONU Femmes développe des stratégies d’autonomisation des femmes dans les secteurs miniers, fonciers, agriculture.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
