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RDC-OIM : le Centre d’isolement des cas non-sévères de Coronavirus déjà opérationnel à Kinshasa

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L’Organisation internationale des migrations (OIM), appuyant le gouvernement de la Rdc, vient de finaliser l’aménagement d’un Centre d’isolement des cas non-sévères de Coronavirus à Kinshasa. Avec une capacité d’accueil de 300 malades, ce centre est le fruit d’un partenariat entre l’OIM et la République Démocratique du Congo, à travers son ministère de la Santé. Un projet réalisé avec le soutien financier des gouvernements de la République Fédérale d’Allemagne et du Canada.

Ce site a été aménagé dans le but d’assister le gouvernement de la RDC dans ses efforts de prise en charge des personnes infectées et de limitation des cas positifs à Kinshasa, en plaçant en isolement des cas non-sévères de COVID-19 qui ne peuvent pas s’isoler de leur entourage pour des raisons socio-économiques ou à cause du cadre de vie inadaptée.

Le centre dispose de 100 lits pour un premier temps, des latrines, d’une salle de réunion et d’un laboratoire, ainsi que des équipements requis pour la sécurité et la protection du
personnel médical.

Le centre d’isolement comprend également deux grands blocs résidentiels pour les patients hommes et deux blocs pour femmes.

Par ailleurs, il est doté d’un laboratoire pour effectuer des tests COVID-19 et autres tests de base. Il a également une petite pharmacie, et un endroit de prise en charge temporaire en cas de dégradation d’un malade nécessitant des soins intensifs dans un hôpital référence.

Il y a lieu de citer aussi la cantine, les services de blanchisserie, la zone de loisir extérieure avec une télévision qu’on retrouve dans ce centre pour permettre aux malades internés de se divertir et suivre l’actualité.
Bien que ça soit un centre d’isolement, les patients auront le droit de recevoir des visites de leurs familles dans le strict respect des mesures barrières et ce, sous la surveillance du personnel médical, dans le but de rassurer leurs familles.

A en croire, le Dr Jean-Jacques Muyembe, coordonnateur du Secrétariat technique du Comité multisectoriel de la riposte à la COVID-19 qui a pris part à la cérémonie inaugurale: “ce centre est une illustration de l’anticipation sur les mesures de prises en charge des malades étant donné qu’on ne sait exactement pas quand on viendra à bout de cette pandémie”.

Depuis la déclaration de la pandémie dans le pays le 10 mars 2020, l’OIM soutient les autorités congolaises dans leurs efforts de prévention et de contrôle de cette maladie en leur apportant une assistance technique et logistique afin de renforcer la surveillance, la prévention et le contrôle des infections.

Sachez que ce site sera exploité par l’OIM en collaboration avec le ministère de la Santé.

Elda ALONG/CONGOPROFOND.NET

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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central

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À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale

Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.

À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.

Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.

Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.

Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :

– des soins médicaux d’urgence,

– un accompagnement psychologique,

– une assistance juridique,

– et des mesures de réinsertion socio-économique.

Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.

Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.

« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.

Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.

Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.

Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET 

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