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RDC : Nouvellement nommée ministre de la Jeunesse, Noëlla Ayeganagato confondue à une influenceuse par des internautes
Ce mercredi 29 mai 2024, la nomination de Noëlla Ayeganagato à la tête du ministère de la Jeunesse fait la Une de plusieurs plateformes numériques. La Toile s’est même emballé, jusqu’au point de faire jaser plusieurs personnes au-delà des frontières congolaises.
En effet, plusieurs clichés ont été publiés en désignant Madame Noëlla Ayeganagato dans une posture d’influenceuse.
Sur fond d’une minitieuse vérification, la rédaction de CONGOPROFOND.NET a conclu qu’il s’agit simplement d’une confusion de personnages ayant une ressemblance presque frappante.
Plusieurs vidéos puisées hors de ses comptes officiels par des internautes n’ont rien à voir avec cette personnalité politique et n’ont que le seul objectif de ternir son image.
Les témoignages recueillis auprès des proches de la nouvelle Ministre précisent qu’elle est d’une moralité exemplaire.
De nombreux internautes sont facilement tombés dans le piège du buzz recherché par des personnes non identifiées alors qu’en réalité ces photos sont fausses.
Noella Ayeganagato, native de la commune de Ngaliema, n’est pas influenceuse sur les Réseaux sociaux.
Femme mariée et mère de famille, elle trace son parcours dans une vie chrétienne à l’église » La présence de Dieu » à Binza/Ma Campagne. Elle est servante de Dieu depuis plus de 10 ans, sans le moindre scandale.
Diplômée d’État au Complexe scolaire « Les Mickey », dans la commune de Ngaliema, et détentrice d’un diplôme de Licence en économie monétaire à l’Université Protestante au Congo( UPC) depuis 2018, elle est longée dans la sphère politique de la République Démocratique du Congo depuis plusieurs années. Elle a travaillé comme Bourgmestre adjointe de Ngaliema jusqu’à sa promotion au chevet du Ministère de la Jeunesse, Initiation à la Nouvelle Citoyenneté et Cohésion Nationale.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
