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RDC : nos Léopards «pro» ne font plus rêver ? (Tribune de Thierry Kambundi, analyste sportif )
A un mois du décisif RDC – Libéria (dernière journée éliminatoires CAN 2019 prévue le week-end du 22 au 24 mars ), je suis allé fouiller les vraies statistiques de quelques Léopards, leurs rendements de cette saison.
C’est après les avoir parcourus que je me permets de me poser la question qui titre ma réflexion et de lancer ce débat.
Je dois vous avouer d’entrée de jeu ( ce que vous savez déjà ) qu’on est loin de cette période où l’on pouvait suivre tous les week-ends au moins un joueur congolais dans chaque grand championnat européen. Un Bakambu en Espagne, un Bolasie en première League, etc.

Le niveau et les performances de la plupart de nos « pro » doit sérieusement faire réfléchir ceux qui sont censés les suivre.
Moi, j’ai simplement hâte de découvrir la liste des convoqués pour le match contre le Liberia et les raisons éventuelles qu’on nous avancera pour justifier certains choix. Mais d’ici là, voici ce que sont les performances de quelques cadres de l’équipe nationale :
Gardiens de but
1. Ley Matampi : de retour de blessure, il a retrouvé la cage de son équipe comme titulaire et en est déjà à une vingtaine de matches cette saison, tous comme titulaire. Une satisfaction.

2. Antony Mossi (Chiaso, D2 Suisse): titulaire et régulier avec son équipe, il est à une vingtaine de matches également. Seule fausse note : son équipe est avant-dernière du championnat Suisse de 2ème division.
3. Joel Kiassumbua ( Servette, D2 Suisse) : titulaire seulement deux fois en 21 journées du championnat Suisse de 2ème division, ce garçon est dans le dur. Son équipe est leader au classement mais Kiassumbua ne joue pas !
Joueurs de champ
4. Christian Luyindama (Standard de Liège puis Galatasaray) : il est sans nul doute l’une des satisfactions si pas la satisfaction de ce tableau. Indiscutable titulaire en Belgique, il l’est également dans son nouveau club turc. Et ses deux buts inscrits déjà sous ses nouvelles couleurs sont la parfaite illustration de son intégration réussie. « The Rock » est dans la forme de sa vie !
5. Marcel Tisserand (Wolsbourg, D1 Allemande) : seulement 4 matches joués en 22 journées de championnat cette saison pour celui que les Congolais surnomment « le Ministre de La Défense ». Sa blessure en sélection contractée en novembre dernier ( déchirure musculaire) a visiblement gâché une saison minée par des pépins physiques.
6. Wilfried Moke (Ankaragucu, D1 Turquie) : Seuls 8 matches joués en 22 journées. J’espère que ce changement de club lui fera du bien.
7. Arthur Masuaku (West ham, D1 Anglaise) : Il a joué 17 matches sur les 26 de première League cette saison, une bonne moyenne pour cet international de 25 ans.
8. Chancel Mbemba (Porto, D1 Portugal) : lorsqu’on se blesse quelques jours seulement après avoir rejoint un club si prestigieux et que de retour de blessure on trouve une équipe dans une bonne dynamique, on a difficile à se faire une place. Le capitaine des Léopards n’a joué que 3 matches sur les 22 du championnat portugais.

9. Paul-José Mpoku ( Standard de Liège, D1 Belge) : Le capitaine du Standard en est à 7 buts en 21 journées de championnat. Une très bonne saison pour lui.
10. Neskens Kebano ( Fulham, D1 Anglaise) : 4 matches seulement en 26 journées de championnat, Kebano essuie du banc la plupart des matches de son équipe qui se bat pour le maintien.
11. Youssouf Mulumbu ( Celtic puis Kilmanock, D1 Ecosse) : Trois matches avec le Celtic Glasgow, un seul avec son actuel club, Kilmanock, Youssouf, 32 ans, n’est pas au mieux. Le championnat Écossais en est à sa 26e journée.
12. Bolasie ( Aston Villa puis Anderlecht) : Qu’est-il parti chercher en Belgique alors qu’il était si bien à Aston Villa (21 matches, 2 buts) ? Beaucoup se sont posés cette question à l’annonce de son inattendu prêt. J’espère que ce but victorieux, son premier en Belgique, inscrit le week-end dernier contre Antwerpen de Mbokani et Bolingi lui fera du bien. Mais je dois vous avouer que depuis la CAN 2015, je ne vois pas en Bolasie un garçon qui a progressé dans son jeu pour atteindre, enfin, la dimension que nous attendons tous. Il a tellement le potentiel pour…

13. Jacques Maghoma ( Birmingam City, D2 Anglaise) : 29 matches joués pour 5 buts. Une bonne moyenne pour un milieu de terrain. En plus, il est régulier et titulaire dans son club.
14. Firmin Mubele (Toulouse, D1 France) : 11 matches pour 0 but avec Toulouse. Remplaçant pour la plupart du temps, l’ancien attaquant de l’As Vclub, 24 ans, doit encore travailler dur pour s’imposer comme un indiscutable titulaire.
15. Jordan Botaka ( Saint Trond, D1 Belge) : 7 buts en 26 matches de championnat. Même si son ratio n’est pas terrible, il fait au moins parti des rares Léopards titulaires et réguliers cette saison.
16. Benik Afobe (Stoke City, D2 Anglaise) : 8 buts en 24 matches
17. Jonathan Bolingi ( Antwerpen, D1 Belge) : l’ancien attaquant de Mazembe n’a inscrit qu’un seul but en 24 matches cette saison. Dieumerci Mbokani fait mieux que lui (8 buts en 20 matches) dans la même équipe.
18. Britt Assombalonga (Middlesbourg, D2 Anglaise) : Il en est à 10 buts en 28 matches.
19. Cédric Bakambu (Beijing Gouan, D1 Chinoise) : « Bakagoal » a planté 19 buts en 24 matches de championnat. Le meilleur ratio de tous les attaquants congolais à l’étranger même si on aurait aimé le voir dans un championnat qu’il mérite. J’espère que les intérêts que lui portent quelques clubs espagnols vont bientôt se matérialiser. On aimerait tellement qu’il sorte de son « exil » doré en Chine pour qu’on le voie tous les weekend…

Après avoir parcouru ces statistiques, je suis plutôt inquiet du niveau et de la saison de nombreux de nos Léopards. Y a-t-il d’autres joueurs de meilleur niveau au championnat national ou ailleurs ? Je ne voudrais pas lancer ici l’éternel débat sur les locaux et les pro…
J’espère juste que le staff technique fera des choix objectif pour les échéances à venir.
Thierry Kambundi,Journaliste à la Radio Top Congo FM
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
