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RDC/Nord-Kivu : Pierre Pay-Pay accusé d’avoir nommé le vice-président de l’assemblée provinciale
Le candidat malheureux à la vice-présidence de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu a introduit, ce jeudi 16 mai à la cour d’Appel du Nord-Kivu, une requête en annulation de l’élection de son challenger, le député Jean-Paul Lumbulumbu Muthanava.
Pour Aisé Kambale Kanendu, son tombeur a été tout simplement nommé, car la loi prévoit un second tour au cas où les candidats ne parviennent pas à se départager par la voie des urnes.
Mais le président du bureau provisoire de cette chambre législative provinciale, après le constat d’ex-æquo des voix entre les deux challengers, a pris la décision de désigner Jean-Paul Lumbululumbu Muthanava comme gagnant, en motivant sa décision pour de « raison d’équilibrage ».
L’élu du territoire de Lubero pense que cette façon d’agir de Pierre Pay Pay Wa Sakasie est illégale et va aux antipodes de la démocratie. Donc, la cours doit annuler l’élection du président national du Parti Libéral pour le Développement(PLD), à la vice-présidence de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu.
« Comme j’ai promis le jour même des élections, je viens de déposer ma requêter à la cour d’appel du Nord-Kivu, section administrative. Nous demandons seulement à la cour d’annuler cette décision du président provisoire du bureau provisoire de l’assemblée provinciale. Ou même s’il faut accepter l’arbitraire, on ne peut pas accepter qu’on soit dirigé par un dribbleur surtout que cette institution est appelée à légiférer, contrôler l’action de l’exécutif provincial, voire faire respecter la loi. Ces élections ont été non seulement entachées de beaucoup d’irrégularité, mais aussi elles violent et mettent notre démocratie dans la boue, car elles violent à la fois les principes démocratiques et les textes légaux que nous sommes tenus à respecter tous. La voix du président est prépondérante quand il y a second tour et il y a ex-aequo, mais lorsque il n’y a second tour, cette voix ne l’est plus. D’ailleurs, il a évoqué dans sa motivation que c’est pour de raison d’équilibre alors que nous sommes dans une matière électorale », a dit le député provincial Aisé Kambale Kanendu du regroupement politique AFDC-A.
Contacté à ce sujet, Jean-Paul Lumbulumbu Mutanava s’est réservé de tout commentaire car, se justifie-t-il, il n’est pas encore notifié par la cour d’appel du Nord-Kivu.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Des ex-kulunas à la craie et au tableau : 500 bancs-pupitres de nouveau pour les écoles de Camp Luka
Le geste peut sembler répétitif, mais sa portée est profondément patriotique. À Camp Luka, quartier presque enclavé de la capitale congolaise, la dotation de 500 pupitres par le Service National, au nom du chef de l’État, a suscité une vive émotion. Les responsables de l’EP 1&7 Kimpangi et du lycée technique Tolendisa n’ont pas caché leur satisfaction face à cet appui matériel venu répondre à un besoin longtemps ignoré.

La gratitude d’une communauté longtemps oubliée
Dans cette cité périphérique de Kinshasa, l’attention du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a immédiatement laissé place à la gratitude.
« Nous avons un sentiment de joie et de reconnaissance pour ce que le chef de l’État, notre autorité numéro un, a fait pour la cité de Camp Luka », a confié une responsable scolaire, visiblement émue.
Pour ces établissements, souvent confrontés à un déficit criant d’infrastructures, ces pupitres symbolisent bien plus qu’un simple mobilier scolaire : ils incarnent une reconnaissance et une restauration de la dignité des élèves.
500 pupitres, symbole d’une réinsertion réussie

Au-delà de l’aspect matériel, cette dotation est l’un des résultats palpables de la transformation des anciens “kulunas”, aujourd’hui formés et réinsérés grâce au Service national. Un modèle salué unanimement par la population locale, qui appelle à sa pérennisation.
« Tous les chapeaux au Service national pour tout ce qu’il fait pour notre pays, pour les jeunes et pour les enfants », a déclaré la responsable de l’école, plaidant même pour l’acheminement de nouveaux contingents de jeunes vers Kanyama Kasese, afin de poursuivre les efforts de réinsertion, de transformation et de formation.
Former les Congolais de demain selon les besoins du pays

Présent lors de la cérémonie, le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, patron du Service national, a profité de l’occasion pour lancer un appel fort : celui de repenser en profondeur la formation de la jeunesse congolaise.
« Voilà ce qui peut arriver lorsqu’on veut. Si les jeunes kulunas peuvent devenir en moins de trois ans des hommes utiles à la nation, qu’est-ce que cela ne peut pas produire pour ces jeunes élèves ? », a-t-il interrogé, invitant à rompre avec un enseignement purement théorique et déconnecté des réalités nationales.
L’éducation, pilier du développement national

Pour le chef de l’État, le message est clair : il n’y aura pas de développement sans un encadrement efficient et clairement orienté de la jeunesse. Les temps d’un enseignement routinier sont révolus. Les jeunes Congolais doivent désormais être formés en fonction des besoins réels du pays, afin d’éviter qu’ils ne deviennent les laissés-pour-compte de demain.
Tchèques Bukasa
