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RDC/Nord-Kivu : les 11 derniers survivants d’Ebola ont « recouvré » la liberté à Beni
Les 11 derniers survivants de la maladie d’Ebola ont été sortis, ce mardi 10 février 2020, du site de cantonnement de Kanzulinzuli à Beni dans la province du Nord-Kivu. Cette activité a été menée conjointement par le Coordonnateur de la riposte à l’épidémie à la maladie à virus Ebola à Beni, le Dr John Kombe, le maire de la ville de Beni et son adjoint, ainsi que le bourgmestre de la commune de Bungulu.
A cet effet, le Coordonnateur de la sous-coordination de Beni et le maire de la ville ont appelé la population à plus de vigilance, car ont-ils déclaré, la fin de l’épidémie n’est pas encore déclarée malgré le fait que le Centre de traitement EbolaM de Beni et les sites d’isolement des contacts de Kanzulinzuli sont désormais vides.
Pour le maire de la ville de Beni, cette partie de la victoire est attribuée à la population pour sa collaboration et son engagement aux côtés des équipes de la riposte.
Le dernier cas confirmé de la Maladie à virus Ebola, une femme de 57 ans, guérie et sortie du Centre de traitement d’Ebola de Beni le 03 mars 2020, a également remercié toutes les équipes de la riposte pour sa prise en charge appelant ainsi ses voisins et toute la communauté au respect des mesures recommandées par les personnels sanitaires et les équipes de la riposte jusqu’à la déclaration de la fin de cette maladie virale en République démocratique du Congo, particulièrement à Beni.
« Le déchargement des derniers contacts ne signifie pas la fin d’Ebola. La population doit rester vigilante jusqu’à la déclaration officielle de la fin de l’épidémie », a été le message clé destiné à la communauté lors de la conférence de presse, animée conjointement par le Coordonnateur de la réponse à la MVE à Beni, le maire et le maire adjoint de Beni, ainsi que le bourgmestre de la commune de Bungulu.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
