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RDC/Nord Kivu: le camp de Munigi pour les rebelles sud soudanais officiellement fermé

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Le dernier groupe de rebelles Sud-soudanais, soit 12 au total, cantonnés au camp de Munigi en Territoire de Nyiragongo dans le Nord-Kivu, sont rentrés dans leur pays ce jeudi 04 octobre 2018. Ce qui a sonné le glas de ce centre de cantonnement ouvert depuis 2016.

Le retour de ces ex rebelles a été facilité par le bureau DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) de la MONUSCO.

Ces derniers ont manifeste ont exprimé leur satisfaction à l’idée de rejoindre leur pays après plusieurs années passées en dehors de leurs familles.

«Nous sommes très contents de quitter finalement ce camps car nous étions comme des prisonniers. On avait pas le droit de sortir, nous avons passé le gros du temps à dormir mais aujourd’hui avec l’accord de paix entre les deux protagonistes chez nous au Soudan nous nous sommes réjouis car nous allons passé par l’Ouganda pour joindre notre pays natal. Nous disons merci aux congolais pour l’accueil et leur hospitalité », dit John Aburcap, un des ex rebelles sud soudanais.
Pour l’État congolais, le démantèlement de ce camps est ouf de soulagement.
Un signal fort envers ceux qui l’ont accusé d’avoir emmené ces rebelles pour des motifs non identifiés.

« Aujourd’hui vous devez comprendre que c’était des gens qui étaient en conflit chez eux et ont étés secourus par la Monusco et aujourd’hui ils partent chez eux, et c’est le dernier groupe de 12 qui sanctionne la fermeture de ce camps de transit de Munigi, » a précisé le colonel César Alimasi, représentant des FARDC au mécanisme conjoint de vérification élargie à la CIRGL.

C’est depuis juillet 2016, que plus de 400 rebelles avec à leur tête le général et ex-vice-président Riek Machar, avaient décidé de battre en retraite en RDC après la défaite leur infligée par les forces gouvernementales du président Salva Kiir.

Ces rebelles ont marché à pied sur des centaines de kilomètres pour atteindre l’Est de la RDC. Certains ont dû passé par l’Ouganda pour bifurquer vers la RDC.Ils ont été cantonnés au camps de transit de Munigi au Nord-Kivu depuis leur arrivée.

TMB/ Congoprofond.net

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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire

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Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.

Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».

Dans la même déclaration, le BUREC recommande  « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».

Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».

Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».

Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.

Franck Kaky

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