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RDC/ Nord Kivu: exploitation du pétrole aux parcs Virunga et Salonga, 7 ongs s’y opposent

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L’exploitation du pétrole dans les parcs de Virunga et de Salonga est contestée par 7 organisations de la société civile environnementale du Nord-Kivu.
Ces dernières sont réunies au sein de l’Alliance des Moyens d’Existence verts.
Elles ont manifesté leur opposition à l’occasion d’un point de presse tenu ce jeudi 11 octobre 2018 à Goma.

Un projet approuvé par le gouvernement congolais.
Ce dernier est déjà en cours de négociation avec des entreprises principalement chinoises pour l’octroi des concessions minières.

Protection du patrimoine de l’humanité

Les 7 ONGs ont exposé à la presse les différentes démarches amorcées pour arriver à convaincre le chef de l’Etat à signer un décret abrogeant celui autorisant les travaux d’exploration et d’exploitation du pétrole dans le Parc National de Virunga.
Ce parc est reconnu comme un patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
Parmi les démarches entreprises, ces ongs comptent initié une pétition pour dire: “non à toute initiative visant à désaffecter ou déclasser les parcs nationaux des Virunga et Salonga ou une de leurs parties pour exploiter le pétrole au préjudice de l’humanité et des communautés locales en RDC”. Cette initiative déjà a recueilli 23 062 signatures des riverains du PNVI deux mois après leur lancement.
Les ONGs révèlent aussi que l’exploitation du pétrole dans ce patrimoine congolais reconnu mondialement et régit par des textes légaux que la RDC a ratifié et est conforme aux lois internes du code forestier.

Des conséquences sur l’écosystème national

Le parc national de Virunga est un site où on ne peut pas mener d’autres activités non compatibles à l’écosystème de peur d’enregistrer des conséquences néfastes sur plusieurs plans, notamment sur:
– le plan socioéconomique;
– le plan agricole;
– les revenus issus du tourisme;
– et voir même sur le plan sanitaire des riverains.
Les pratiquants de la pêche dans cette partie pour leur part estiment que par l’exploitation du pétrole dans le parc national de Virunga, plusieurs conséquences peuvent en résulter dont la destruction du parc lui-même, la pollution des eaux du lac Edouard d’où la disparition de la population riveraine.
« Les conséquences sont ainsi énormes à tel point que la destruction de l’écosystème , légué par nos parents n’est pas comparable à l’exploitation du pétrole qui peut disparaître en importe quel moment tandis que le parc est un produit non périssable, que nous pourrions léguer aussi à nos enfants » a affirmé Josue Mukura, responsable d’une des ongs.
Ce dernier appelle à une bonne politique de la gestion du parc, au lieu de le détruire.
Il rejette aussi l’idée selon laquelle l’exploitation du pétrole pourrait diminuer le chômage pour certains, car par jurisprudence, dans les milieux où s’est faite l’exploitation du pétrole, ça n’avantage à rien la population de la contrée sur le plan embauche étant donné que les pays d’exploitation ne possèdent guère des experts du domaine de la pétrochimie.
En contrepartie, les ONGs appellent le gouvernement a planifié l’exploitation du Gaz méthane du lac Kivu qui est non seulement une menace à la population.
les 7 ongs impliquées dans ce refus sont: Alerte congolaise pour l’environnement et les droits de l’homme(ACEDH), Fédération des comités des pécheurs individuels du lac Edouard(FECOPEILE), centre de recherche sur l’environnement et la démocratie et les droits de l’homme (CREDDHO), innovation et formation pour le développement et la paix(IFDP),innovation pour le développement et la protection de l’environnement (IDPE), centre d’éducation pour la protection de l’environnement et le développement durable(CEPED) et enfin, la synergie ukingo wetu (SUWE).
En dehors de ces ongs, d’autres organismes internationaux comme l’UNESCO, Human Right Watch, Green peace sont aussi opposés à ce projet.

TMB/ CONGOPROFOND. NET


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Le soleil ne se couche pas, il s’éloigne : une perspective sur notre lien avec l’astre lumineux

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Dans un monde où nous prenons pour acquis le mouvement apparent du Soleil à l’horizon, il est temps de remettre en question notre perception de cette réalité quotidienne. L’idée que le Soleil se couche est ancrée en nous depuis des siècles, mais qu’en est-il réellement? En réalité, le Soleil ne se couche pas, il s’éloigne.

C’est notre propre perspective limitée qui nous donne l’illusion de sa disparition derrière l’horizon. Ce phénomène, bien que scientifiquement expliqué, soulève des questions plus profondes sur notre relation avec le cosmos et notre place dans l’univers. Le cosmos est une pensée qui ne se pense pas, suspendue à une pensée qui se pense.

En perdant de vue le Soleil à cause de la perspective, nous perdons également de vue notre propre position relative dans l’espace. Cette prise de conscience peut être à la fois troublante et libératrice, nous rappelant l’immensité et la complexité de l’univers qui nous entoure. L’humain est alors dans ce tableau un petit événement, l’écume des choses dont les causes profondes résident dans l’univers.

En revisitant notre compréhension du coucher de Soleil, nous sommes invités à remettre en question nos certitudes et à embrasser une vision plus large et plus nuancée de notre monde. Le Soleil ne se couche pas, il s’éloigne, et c’est dans cette distance en apparence croissante que réside toute la beauté et la mystique de notre lien indéfectible avec l’astre solaire.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR


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Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte