À la Une
RDC-Nomination d’un informateur : pour le FCC, il revient au CACH de tirer toutes les conséquences de la mutation en cohabitation
Réunie ce lundi 07 décembre 2020, la conférence des Présidents membres du Front Commun pour le Congo a statué sur la dernière adresse à la Nation du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi comme conclusion aux consultations politiques initiées du 02 au 25 novembre dernier au Palais de la Nation.
D’après le communiqué final lu par l’élu de Fizi et ancien Directeur de Cabinet de Joseph Kabila Kabange, Néhémie Mwilanya, le Front Commun pour le Congo (FCC), pense que nommer un informateur aussi longtemps qu’un gouvernement est en plein exercice de son mandant est une violation de la Constitution. Le Professeur Néhémie Mwilanya Wilondja, Coordonnateur national du FCC a précisé que la constitution ne donne pas le pouvoir au chef de l’État de démettre un gouvernement.
« La Constitution ne reconnaît pas au président de la République la compétence de démettre un gouvernement », a rappelé ce bras droit de Joseph Kabila Kabange dans cette déclaration lue par lui-même.
Pour l’élu de Fizi, Néhémie Mwilanya Wilondja, « Il revient au CACH de tirer toutes les conséquences de la décision de mettre fin à la coalition, annoncée par son autorité morale en se retirant du gouvernement central, et des gouvernements provinciaux auxquels il participe. « Ce qui entraîne, la cohabitation », a-t-il fait savoir.
La menace de dissolution de l’Assemblée nationale, souligne Néhémie Mwilanya Wilondja, « constitue une intimidation qui n’a pas lieu d’être dans une démocratie ».
« Justifier le projet prémédité d’une dissolution de l’Assemblee nationale en dehors de toute crise persistante entre le gouvernement et la chambre basse du parlement en prétextant d’une prétendue divergences sur la question de la prestation des juges, c’est une tentative de violation de la constitution », a dénoncé la conférence des Présidents du FCC.
Ci-dessous l’intégralité du Communiqué Final


MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Affaire UBA : La famille de Glody Aleko Kibwila dénonce une détention irrégulière et alerte sur son état de santé
Détenu depuis le 30 avril 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à son ancien employeur, la United Bank for Africa (UBA), Glody Aleko Kibwila fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation de sa famille, qui dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire.
Selon ses proches, le mandat d’arrêt provisoire délivré à son encontre n’aurait pas été suivi des formalités requises dans les délais légaux. Ils estiment dès lors que la détention de l’ancien employé bancaire soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales.

Une bataille judiciaire en cours
Le 13 mai 2026, le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema a ordonné sa mise en détention préventive. Cette décision a été contestée par la défense, qui a interjeté appel.
Quelques jours plus tard, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a confirmé la mesure. Une décision que la famille continue de contester, affirmant que plusieurs irrégularités auraient entaché la procédure.
Des inquiétudes pour sa santé
Au-delà du débat judiciaire, la famille se dit particulièrement préoccupée par l’état de santé de Glody Aleko Kibwila.
Selon ses proches, il souffrirait encore des suites d’une intervention chirurgicale récente et nécessiterait un suivi médical régulier. Une demande de liberté provisoire pour raisons médicales aurait été introduite auprès des autorités compétentes sans obtenir, jusqu’à présent, une réponse favorable.
L’espoir d’un nouvel examen du dossier
La famille fonde désormais ses espoirs sur le Parquet général près la Cour de cassation, qui a sollicité la communication du dossier en vue de son examen.
Pour les proches du détenu, cette démarche pourrait permettre une réévaluation des circonstances de l’affaire et garantir un traitement conforme aux exigences d’un procès équitable.
Ils appellent enfin les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et les médias à suivre attentivement l’évolution de ce dossier.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
