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RDC: Ngoyi Kasanji présente des excuses à Félix Tshisekedi
Le gouverneur sortant de la province du Kasaï oriental, Alphonse Ngoyi Kasanju, a présenté des excuses au président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, pour des propos tenus pendant le moment de la campagne.
Dans une interview accordée à la radio Top Congo ce mardi 05 février 2019, le président de Sa Majesté Sanga Balende a salué le discours du chef de l’État qui prône l’unité nationale.
» Je sais que la tension était tendue entre moi et le président de la République S.E. Félix Tshisekedi Tshilombo, pendant le moment de la campagne où je sais que certains de mes propos ont étaient mal exploités par les gens de mauvaise foi. Quant à cela, s’il s’est senti choqué par mes propos, je lui présente mes excuses et à tous ceux-là que j’ai aussi offensés. Dans son discours d’investiture, le président de la République a parlé de l’unité nationale et il a banni la chasse aux sorcières », a déclaré Ngoyi Kasanji.
Et d’ajouter: « je ne serais pas candidat à ma propre succession à la tête de ma province, car j’ai décidé maintenant d’aller défendre la population au niveau du sénat et de l’Assemblée nationale. Donc je suis candidat sénateur »
Roberto Tshahe/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
