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Actualité

RDC : Néhémie Mwilanya accuse Tshisekedi de “trahison” et défend l’héritage de Joseph Kabila

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Invité sur le plateau de TV5 Afrique, ce week-end, le professeur Néhémie Mwilanya, cadre du PPRD et ancien directeur de cabinet du président honoraire Joseph Kabila, est longuement revenu sur les circonstances du départ de ce dernier du pouvoir. Contrairement aux lectures dominantes, il affirme que Joseph Kabila n’a pas été contraint par faiblesse, mais par patriotisme. Selon lui, l’ancien chef de l’État a fait le choix volontaire de quitter le pouvoir afin d’éviter un bain de sang et de préserver l’unité nationale, permettant ainsi la première alternance pacifique de l’histoire de la RDC, un geste rare sur le continent africain.

Le code minier, point de rupture avec l’Occident

Pour Néhémie Mwilanya, l’élément déclencheur des tensions entre le régime Kabila et certaines puissances occidentales fut la révision du Code minier. Il soutient que cette réforme visait à redonner à l’État congolais un contrôle réel sur ses ressources naturelles afin de financer les politiques sociales et le développement national. Cette orientation souverainiste aurait suscité, selon lui, de fortes résistances de la part des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne, accusés d’avoir exercé pressions, menaces et intimidations pour protéger les intérêts de leurs multinationales.

ONG et mouvements citoyens accusés de manipulation politique

Dans son intervention, Mwilanya va plus loin en affirmant que plusieurs mouvements citoyens et organisations dites de défense des droits de l’homme auraient été instrumentalisés pour affaiblir Joseph Kabila. Il cite notamment FILIMBI, LUCHA ou encore l’ACAJ, qu’il accuse d’avoir servi de relais à une propagande négative en complicité avec l’UDPS alors dans l’opposition. Il s’interroge sur leur silence actuel face aux abus présumés sous le régime de Félix Tshisekedi, estimant que leur disparition de l’espace public est révélatrice.

Accords miniers et sécurité : la charge contre Tshisekedi

Abordant la question des accords miniers conclus sous le régime actuel, Néhémie Mwilanya parle ouvertement de “trahison”. Il reproche à Félix Tshisekedi d’avoir cédé les minerais congolais aux intérêts américains sans garanties sécuritaires pour le pays, contrairement à la ligne de résistance adoptée sous Kabila. Il établit un parallèle avec l’Ukraine et le président Zelensky, estimant que ces accords n’ont apporté ni protection ni stabilité. Il accuse également le régime actuel d’avoir affaibli la sécurité nationale, citant la résurgence du M23 et la perte de contrôle sur certaines parties du Nord et du Sud-Kivu.

Crise sociale et verdict de l’histoire

Sur le plan social, Mwilanya dresse un tableau sombre de la situation actuelle, évoquant une pression fiscale excessive sur une population déjà appauvrie. Il dénonce la multiplication des taxes, l’absence d’infrastructures et l’aggravation de la pauvreté, qu’il attribue à la perte du contrôle des ressources minières. En conclusion, il affirme que l’histoire finira par rétablir la vérité sur Joseph Kabila et juge sévèrement le bilan de Félix Tshisekedi. “La vérité reste têtue”, conclut-il, convaincu que le peuple congolais saura distinguer, avec le temps, le sacrifice de la trahison.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Politique

Rentrée parlementaire : Guy Loando se positionne en garant de l’accompagnement des réformes prioritaires pour des réponses efficaces aux attentes de la population

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Le ministre d’État des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, a pris part ce lundi 16 mars 2026 à l’ouverture de la session parlementaire de mars au Palais du Peuple. À cette occasion, il a affirmé son rôle de garant de l’accompagnement des réformes prioritaires afin d’apporter des réponses concrètes aux attentes de la population.

Dans un message publié sur le réseau social X (Twitter), le ministre d’État a déclaré : « Nous avons pris part, ce lundi 16 mars 2026, à l’ouverture de la session parlementaire de mars 2026 au Sénat et à l’Assemblée nationale, au Palais du Peuple ».

Il a également précisé les enjeux de cette session parlementaire en soulignant : « Principalement consacrée au contrôle parlementaire, cette session permettra également l’examen de plusieurs textes prioritaires pour l’action publique ».

Un rôle d’interface entre Gouvernement et Parlement

Revenant sur la mission de son ministère, Guy Loando Mboyo a indiqué : « En notre qualité de pont entre le Gouvernement et le Parlement, nous veillons à accompagner l’examen de ces réformes conformément à la vision du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de répondre efficacement aux attentes de la population ».

Le ministère des Relations avec le Parlement joue en effet un rôle clé dans la coordination entre l’Exécutif et les deux chambres du Parlement de la République démocratique du Congo. Sous la conduite de Guy Loando Mboyo, cette institution s’emploie notamment à faciliter l’examen des projets de loi du Gouvernement, à suivre l’évolution des réformes prioritaires et à renforcer la collaboration institutionnelle en vue d’améliorer l’efficacité de l’action publique.

Exaucé Kaya

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