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RDC: Moïse Katumbi absent au début des travaux d’évaluation de l’accord de Genève à Bruxelles
Au cours d’une interview accordée ce jeudi 21 mars 2019, Freddy Matungulu a fait savoir que le travaux d’évaluation de l’accord de Genève ont bel et bien commencé. Aussi, a-t-il ajouté que tout le monde est là, sauf Moïse Katumbi qui s’est fait représenter par l’un de ses conseillers.
Le président de « Congo Na Biso » a tenu à préciser que le report de cette réunion pour indisponibilité de Martin Fayulu, annoncée par Ève Bazaïba sur la même radio, n’est pas vraie.
Cependant, dans l’opinion, plusieurs questions se posent déjà sur l’avenir de cette coalition où l’on note des divergences à un moment crucial de sa survie sur la scène politique congolaise.
Autre interrogation dans l’opinion, c’est l’absence du Président du TP Mazembe, Moïse Katumbi, au début de ces travaux. Ceci ne vient qu’attiser ce qu’une frange de l’opinion pense que le leader de » Ensemble pour le changement » souhaite déjà tourner la page de Lamuka et se tourner vers les prochaines échéances électorales, en obtenant des garanties et assurances de la part de l’actuel président de la République sur son retour au pays.
Pour rappel, au cours d’une interview accordée à Radio France Internationale, Martin Fayulu, candidat de cette coalition à la dernière présidentielle, a fait savoir que le départ de certains leaders ne l’inquièterait pas d’autant plus que le combat de Lamuka est déjà intériorisé par la population congolaise, en général, qui ne jure que par le changement.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Bumba : « GTS » reprend son pouvoir coutumier au groupement Ndobo après 11 mois de tensions
Le secteur de Monzamboli, dans le groupement Ndobo, a été le théâtre d’un événement hautement symbolique ce vendredi 24 avril 2026 : la reprise officielle du pouvoir coutumier par l’élu provincial Lingomba Saidi, connu sous le nom de GTS. La cérémonie, empreinte de solennité, s’est tenue en présence d’une quinzaine de députés provinciaux de la Mongala, sous la conduite du ministre provincial de l’Intérieur, Christophe Nzongolo Pape e Makpobo, et du chef de secteur Israël Tonga Ngbangu Lisika.

Une crise coutumière de près d’un an enfin dénouée
Cette investiture met un terme à près de 11 mois de tensions et de rivalités entre GTS et Makengo, fils de l’ancien chef de groupement aujourd’hui décédé. Le différend, profondément ancré dans les enjeux de succession coutumière, avait alimenté une situation d’instabilité au sein de la communauté locale, divisant les notabilités et suscitant l’inquiétude des habitants.
Un attachement revendiqué au siège ancestral
Malgré ses responsabilités en tant que député provincial, Lingomba Saidi n’a jamais renoncé à son autorité coutumière. Refusant de céder ce qu’il considère comme un héritage légitime, GTS a maintenu sa position tout au long du conflit, affirmant son attachement au trône ancestral. Cette détermination semble aujourd’hui avoir trouvé une issue favorable avec sa reconnaissance officielle.
Vers une accalmie durable à Ndobo ?
La présence des autorités provinciales et des élus à cette cérémonie traduit une volonté politique d’apaiser les tensions et de restaurer l’ordre coutumier. Reste désormais à savoir si cette reprise de pouvoir marquera le début d’une stabilité durable dans le groupement Ndobo, longtemps fragilisé par cette crise de succession.
Liévin Molota mo Yambuli/CONGOPROFOND.NET
