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RDC: Mise au point de l’Ordre des Architectes au sujet du projet « 100.000 maisons »
Dans un communiqué parvenu ce week-end à CONGOPROFOND.NET, le Conseil national de l’Ordre national des architectes a fait une mise au point sur le projet de construction de Cent mille logements confié au groupe d’architectes Kényans « Billetera ».
Dans ce document signé ce vendredi 06 Août 2021 par le secrétaire général, Dechaux NGANDU KABUYI, ce dernier rappelle un courrier signé par le Président de l’ordre national des architectes, Fiyou NDONDOBONI, adressé au Ministre d’Etat, Ministre de l’urbanisme et Habitat pour lui faire part des quelques préoccupations et attirer son attention sur les dispositions légales non prises en compte et qui risqueraient de compromettre la mise en œuvre de cet ambitieux projet.
Le conseil national de l’ordre national des architectes explique que la loi N°O18/034 du 13 Décembre 2018 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre Nationale des Architectes de la République Démocratique du Congo confère en son article 31 plusieurs missions au Conseil National de l’Ordre, notamment :
(6) Contibuer comme partenaire institutionnel des pouvoirs publics à l’élaboration des stratégies, à la prise de décision et à la mise en œuvre des politiques dans les domaines de l’architecture ;
(10) Conseiller les pouvoirs publics sur toutes les questions intéressant la profession d’architecte, les projets d’architecture et du développement du pays ;
(11) Concourir à la représentation de la profession auprès des pouvoirs publics, des instances nationales et internationales intéressant la profession.
Ainsi note-t-on, l’ordre national des architectes a le devoir, en tant que partenaire institutionnel du Gouvemement, de veiller à ce que tout projet de construction de cette envergure soit au préalable soumis au respect des exigences légales locales en ce qui conceme les aspects suivants :
• La participation des Architectes locaux;
• Le respect de la réglementation locale sur l’urbanisme;
• Ainsi que le respect des procédures en matière de passation des marchés publics.
« Au regard de ce qui précède, le projet de constucüon de 100.000 maisons tel qu’envisagé avec le groupe d’Architectes Kenyans, risquerait de fruster davantage les Architectes Congolais et pourrait énerver les dispositions légales précitées; » a fait savoir le conseil national de l’ordre national des architectes au ministre de tutelle.
En effet, la loi N°18/034 du 13 décembre, à travers les articles 13 et 51, détermine les conditions de prestation de Architectes Kenyans sur le territoire Congolais ; conditions selon lesquelles l’inscription au tableau de l’ordre, homologation des titres académiques et la garantie d’exigence de réciprocité avec le pays d’origine, en sont les fondamentaux.
Compte tenu de toutes les préoccupations évoquées, le Conseil National de l’ONA a sollicité une réunion d’information avec le Ministre d’Etat, Ministre de L’urbanisme et Habitat, afin de discuter des voies et moyens de collaboration entre l’ONA et son Ministère.
Gedeon ELONGA Béni/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
