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RDC: Michelange Katende Watches, première compagnie d’horlogerie congolaise
Plusieurs Congolais ne cessent d’émerger dans divers domaines pour se démarquer et prévaloir le « Made in Congo » à travers le monde.
Parmi eux, il faut citer Michelange Katende qui a réussi à créer la première compagnie d’horlogerie congolaise à son propre nom.
Et pourtant les débuts n’ont pas été aisés pour ce designer congolais vivant en Afrique du Sud.
Après sa formation professionnelle en architecture, il s’est lancé dans un projet où l’absence des Congolais est remarquable: fabriquer des montres avec des matériaux provenant de la République Démocratique du Congo (RDC).
« Un choix certes stratégique pour l’architecte qui entend participer au rayonnement de son pays, » dit de lui l’analyste Jordan Mayenikini.
Grâce au courage et à l’abnégation, il a réussi à lancer sur le marché: Michelange Katende Watches.
Il s’agit de la première compagnie d’horlogerie congolaise connue de nos jours sur le marché qui ouvre aujourd’hui une exploration de nouvelles voies pour laisser libre cours à un nouveau savoir-faire de joaillerie à la hauteur de la richesse qu’offre le Congo, dixit Jordan Mayenikini.
Ses montres se caractérisent par un boitier épuré et une construction atypique.
Les cadrans arborent un design minimaliste où l’indication disposée sur le haut rappelle le M majuscule de Michelange, le génie de la Renaissance Italienne.
D’une sophistication rare, qualité et simplicité sont l’essence de cette pièce qui traverse les générations.
Comme il l’explique à Jordan Mayenikini : « les montres Michelange Katende sont délicatement traitées avec l’or et l’argent de la RDC, garnies d’un cadran en saphir, de cuirs italiens et surtout d’un magnifique mouvement à quartz japonais…».
Une initiative à soutenir et qui peut inspirer beaucoup des Congolais bourrés des talents qui n’attendent que le moment favorable pour les exploser.
Il appartient au Gouvernement de soutenir des telles initiatives pour créer de l’emploi et lutter contre le sous emploi de la jeunesse et la délinquance juvenile.
Chers Ministres de la Jeunesse, de l’Emploi, de l’Industrie, de la Recherche scientifique, du Numérique, etc. La balle est dans votre camp pour soutenir les jeunes.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba
La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise
Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».
Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».
Un acte présenté comme patriotique
Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.
Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».
La Génération Z se revendique de la résistance
Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».
Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».
Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.
« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».
Des slogans explicites
Parmi les slogans diffusés figurent notamment :
« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,
« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,
ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».
Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
