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RDC: Me Firmin Yangambi félicite le Chef de l’État pour la grâce présidentielle 

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Libéré sur ordonnance présidentielle ce mercredi 13 mars, l’activiste des droits de l’homme a remercié le Chef de l’État.
: peut on lire sur son compte tweeter.
Poursuivi pour tentative d’organisation d’un mouvement insurrectionnel et détention d’armes de guerre, en participation avec deux co-accusés et [ont] tous été condamnés (…). Leurs pourvois en cassation ayant été jugés non fondés.
Et pourtant, le 11 février 2014, la loi portant amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques a été promulguée.
Un co-accusé, y compris d’autres prévenus détenus pour les mêmes faits, ont été libérés courant 2014 en application de ladite loi. Lui, est resté croupir dans enfer du CPRK, ex-Makala.
Sa saisine à la cour constitutionnelle et sa lettre ouverte à Edem Kodjo en avril 2016 n’ayant produit aucun effet positif.
Fin septembre de 2009, Me Firmin Yangambi, alors président de l’ONG « Paix sur terre », est arrêté à Kisangani. Les autorités lui reprochent alors d’avoir « convoyé une cargaison d’armes dans le but de lancer un nouveau mouvement insurrectionnel contre la RDC à partir de Kisangani ».
Malgré l’absence des preuves concrètes, l’intéressé et ses deux co-accusés, Benjamin Olangi et Eric Kikunda sont condamnés à la prison à vie.
Décidément l’avocat gracié n’a pas perdu ses reflexes d’activiste. Il n’a pas été rendu mou par toutes ses années passées en prison.
Il annonce dans un second tweet son objectif de poursuivre son combat.
: a-t-il déclaré sur son compte tweeter.
Pour lui, ce n’est qu’une première étape, d’autres combats doivent être menés et gagnés.
Rappelons qu’en 2016, il s’est déclaré déjà candidat aux élections présidentielles à venir. Malheureusement, il n’a pas postulé. Critère d’éligibilité oblige.
Il compte exprimer personnellement sa gratitude au chef de l’État au moment opportun.
TMB/ CONGOPROFOND. NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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