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RDC- Maroc : 18 joueurs à la première séance d’entraînement des Léopards
En guise de la double confrontation entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Maroc au barrage de la Coupe du monde Qatar 2022-dont le match aller est prévu ce vendredi 25 mars à 16h00 à Kinshasa-, les Léopards affûtent déjà les armés au stade des Martyrs. Les fauves congolais ont débuté avec les séances d’entraînements sous la supervision du sélectionneur Hector Cuper.
Dans les 15 minutes accorder à la presse sportive congolaise, le capitaine de l’équipe nationale de la RDC, Dieumerci Mbokani et le latéral droit Mukoko Amale ont livré quelques impressions allant dans le sens de rassurer le peuple congolais par rapport à l’objectif d’obtenir une qualification historique.
Dix-huit joueurs ont pris part à cette première séance d’entraînement, à savoir, Joël Kiassumbwa, Lionel Mpasi, Hervé lombota, Edo kayembe, Christian Luyindama, Mukoko Amale, Chris Mavinga, Glody Ngonda, Chadrack Akolo, Cédric Bakambu, Théo Bongonda, Merveille Bope, Samuel Bastien Binda, Ben Malango, Vital N’simba, Pelly Mpanzu, Jordan Ikoko et Dieumerci Mbokani.
Marcel Tisserand, Paul José Mpoku, Yoanne Wissa et Yannick Bolasie devraient arriver à Kinshasa le mardi 22 mars 2022. Deux joueurs seraient incertains pour cette double rencontre, notamment, souffle-t-on. Il s’agirait de Gaël kakuta et Meschack Elia.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
