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Environnement

RDC : Marie Nyange lance dès ce lundi la « Semaine du Climat » avant la participation du pays à la COP30

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En préparation à la participation de la République démocratique du Congo à la 30ᵉ Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30) prévue en novembre prochain au Brésil, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a animé un briefing de presse conjointement avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. L’objectif : présenter les actions engagées pour une présence cohérente et structurée de la RDC à ce grand rendez-vous mondial sur le climat.

Marie Nyange a annoncé le lancement, dès ce lundi 27 octobre, de la Semaine du Climat, un cadre d’échanges entre les institutions, les scientifiques, la société civile et les partenaires du secteur environnemental. « La forêt, c’est nous sera le thème principal de cette semaine. Nous voulons créer un espace de concertation et de préparation à la COP30 », a expliqué la ministre, ajoutant qu’il s’agira de « renforcer la compréhension des concepts liés à l’économie du climat et d’élaborer une feuille de route nationale pour que la RDC parle d’une seule voix, en tant que pays-solution ».

De son côté, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a saisi l’occasion pour aborder la question du taux de change. Il a exhorté les cambistes à respecter les directives de la Banque centrale du Congo. « Nous invitons la population à ne pas se laisser influencer par les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux concernant la situation monétaire », a-t-il déclaré.

Patrick Muyaya a enfin annoncé qu’il proposerait au ministre de l’Économie, Daniel Mukoko, de s’exprimer dans les prochains jours afin de clarifier davantage la situation des marchés des changes et rassurer l’opinion sur les mesures de stabilisation économique engagées par le gouvernement.

Exaucé Kaya

À la Une

Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée

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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.

Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale

Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.

« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.

Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :

– à l’éducation,

– à l’eau potable,

– aux soins de santé,

– et aux opportunités économiques.

Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.

Une loi pour protéger les peuples autochtones

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.

« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.

L’éducation comme clé de l’émancipation

Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.

Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.

Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.

« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.

Forêt, peuples autochtones et crédits carbone

Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.

Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.

« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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