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RDC-Maison Civile du Chef de l’État : Dr Bruno Miteyo Nyenge remplace Mgr Gérard Mulumba
Après un long moment d’intérim, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi vient de nommer le nouveau chef de sa Maison civile en la personne du Docteur Bruno Miteyo Nyenge, président de l’ordre des Médecins Vétérinaires de la République démocratique du Congo.
D’après le cabinet du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi qui a annoncé la nouvelle ce dimanche 18 octobre 2020, ce successeur de Monseigneur Gérard Mulumba, aura comme adjoint Philippe Tshibangu qui s’occupera des questions administratives et juridiques en remplacement de Pierre Mutanga arrêté suite à son implication dans la formation d’une milice à Kingabwa.
Dans le même registre, Christophe Nyakeru s’occupera de l’intendance et de la logistique civile des sites et domaines privés du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Walter Mukendi s’occupera des Finances de la Maison civile de Félix Antoine Tshisekedi.
Ces nominations, espèrent plusieurs observateurs, viendront soigner l’image de la Maison civile de Félix Antoine Tshisekedi ternie juste après le décès de Monseigneur Gérard Mulumba avec, notamment, des soupçons de détournements mais aussi des impaiements. Cerise sur le gâteau, une implication de l’intérimaire de la Maison civile a été révélée dans la formation d’une milice très décriée dans l’opinion nationale.
Rappelons-le, décédé le mercredi 15 avril 2020, à l’âge de 82 ans, Mgr Gérard Mulumba, évêque émérite du diocèse de Mweka en République démocratique du Congo, a été inhumé dans l’intimité familiale, le jeudi 16 avril 2020, au cimetière ecclésiastique du grand-séminaire Saint Kaggwa de Kinshasa. L’ancien chef de la maison civile du Chef de l’Etat congolais avait été testé positif au Covid-19 et interné à la clinique Ngaliema à Kinshasa. Il est devenu ainsi le premier évêque africain victime du coronavirus.
Placée sous l’autorité directe du Président de la République et Chef de l’État, la maison civile du chef de l’État est chargée de la gestion du service de l’intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l’État et du service médical présidentiel.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
