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RDC : l’UNFPA renforce son partenariat avec les journalistes du RJSSR
C’est depuis le mercredi 13 novembre que se tient un atelier d’échange entre le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et les membres du Réseau des journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproduction (RJSSR). Durant deux jours, en effet, les membres de cette structure bénéficieront des informations sur la santé de la reproduction afin d’acquérir des compétences qui leur permettront de traiter et d’informer la population sur ces sujets considérés encore tabous.

Pour Siaka Traoré de l’UNFPA, les journalistes ont un rôle important dans l’information publique. Ils portent l’information vers le grand public et les décideurs. « Un partenariat avec ce groupe de journalistes permet de communiquer sur le mandat et les réalisations de l’UNFPA » a-t-il dit. C’est dans ce cadre que que le plan de communication 2019 a prévu de nouer un partenariat avec un réseau de journalistes en commençant par un atelier.
Pour sa part, la coodonnatrice du réseau, Bibiche Mbete, a rappelé que le RJSSR est né du souci ressenti par des journalistes congolais de contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable par la promotion de la santé sexuelle et procréative à travers les médias. Elle a, par ailleurs, expliqué aussi que beaucoup de décès dans notre pays sont liés au déficit de prise en charge dans le secteur de la santé reproductive. » Les femmes meurent en accouchant ou par des avortements non sécurisés, les jeunes exposées aux grossesses précoces, aux infections sexuellement transmissibles, etc », a-t-elle illustré.
« Nous avons besoin de l’information et l’UNFPA constitue une source d’informations pour nous. Nous avons besoin d’être formés, mis et remis à niveau dans le domaine de la santé sexuelle et procréative, afin d’acquérir des compétences nécessaires à notre travail », a déclaré Bibiche Mbete.
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Il est à noter que les journalistes du réseau vont travailler en atelier et faire des propositions sur les pistes de partenariat entre l’UNFPA et les professionnels des médias.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
