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RDC/Lomami :  » Réhabilitation des routes », priorité des priorités du gouverneur Sylvain Lubamba ( Interview)

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Dans une interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET ce jeudi 11 avril 2019, Sylvain Lubamba, le tout nouveau gouverneur de la province de Lomami, affirme que la réhabilitation des routes nationales et de desserte agricole constitue sa première priorité à la tête de cette entité entant que gouverneur.

Âgé de 55 ans, membre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Sylvain Lubamba Mayombo a été élu gouverneur de la province de Lomami, à l’issue du vote effectué ce mercredi 10 avril 2019 à Kabinda, chef-lieu de la province de Lomami.

L’ancien directeur provincial de l’Office de Voirie et Drainage a été crédité de 16 voix contre 7 de son adversaire, Bruno Kazadi de l’UDPS/Tshisekedi et 0 voix pour le candidat indépendant Christophe Nkolomonyi, sur les 25 suffrages exprimés dont 3 bulletins nuls.

 

CONGOPROFOND.NET: Aujourd’hui que vous êtes gouverneur de la province de Lomami, quelles sont vos priorités ?

Sylvain Lubamba : Comment nous l’avions dit dans notre discours de plan d’action, nous devrons commencer par les infrastructures de base. Ici priorité est donnée surtout aux infrastructures routières. Vous savez surtout que notre province à une vocation agro-pastorale, malheureusement il n’y a pas de route. C’est ce qui fait que les produits alimentaires pourrissent.

 

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce que vous comptez faire concrètement en ce qui concerne les routes de desserte agricole ?

Sylvain Lubamba : Nous allons beaucoup nous investir dans la réhabilitation des routes de desserte agricole, de sorte que les biens alimentaires puissent atteindre les centres de consommation. Normalement, il faut que les routes de desserte agricole puissent faciliter le trafic des biens alimentaires du milieu rural de production vers le centre de consommation.

 

CONGOPROFOND.NET: Vous êtes aujourd’hui le deuxième gouverneur élu de la province de Lomami aux élections du 10 avril dernier, comment avez-vous accueilli votre élection ?

Sylvain Lubamba: Je l’ai accueillie avec beaucoup de joie, de quiétude surtout que je savais que je devrais être élu parce qu’à l’assemblée provinciale de Lomami nous avons 19 députés du FCC sur les 26 possibles. Ce n’est pas un miracle, car c’était déjà prévisible puisque la majorité des députés ont été fidèles à notre famille politique et ils ont fait ce qui était attendu et c’est normal.

 

CONGOPROFOND.NET: Quel est votre message aux habitants de Lomami?

Sylvain Lubamba : En un mot comme en mille, je suis gouverneur de la province de Lomami et non d’un individu. Je lance le message de paix, de cohésion entre les communautés, de tolérance et de travail car nous allons tous nous mettre au travail pour le développement de Lomami.

 

Propos recueillis par Socrate Tshimanga/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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