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RDC: l’installation des sénateurs suspendue, une enquête pour corruption ouverte
La réunion interinstitutionnelle qui s’est tenue à la Cité de l’Union africaine ce lundi 18 mars autour du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, à la suite des manifestations contestant les résultats des sénatoriales, a accouché de trois grandes mesures: d’abord la suspension de l’installation des sénateurs élus, le report sine die de l’élection des gouverneurs et l’ouverture d’une enquête sur les soupçons de corruption.
Au regard de ces mesures fortes, des observateurs ont rélevé la volonté du Chef de l’Etat de combattre la corruption de toutes ses forces. Cela d’autant plus que l’article 69 de la Constitution lui donne le pouvoir de veiller au bon fonctionnement des institutions.
Expliquant à l’opinion le sens de ces décisions, le vice-ministre de l’Intérieur, Basile Olongo, a fait noter que le président de la République a insisté sur le fait que le procureur devra prochainement ouvrir des enquêtes sur les soupçons de corruption qui pèsent sur l’élection, en vue d’« aboutir à la sanction des corrompus et corrupteurs ».
Rappelons que certaines villes du pays, notamment, Kinshasa, Mbuji Mayi et Goma, ont connu des manifestations contre les résultats des élections sénatoriales, rendus publics vendredi et qui ont donné une très large avance au Front commun pour le Congo (FCC), la coalition de Joseph Kabila, crédité de 80 sièges de sénateurs, contre trois à Cap pour le changement, la coalition de Félix Tshisekedi.
D.B./CONGOPROFOND.NET