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RDC: L’insécurité gangrène Bukavu

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En République démocratique du Congo (RDC), trois semaines après la prise de contrôle de Bukavu par le M23 soutenu par le Rwanda, l’insécurité règne à Bukavu, la capitale provinciale du Sud-Kivu.

À Bukavu, trois semaines après l’investissement de la ville par le M23, soutenu par le Rwanda, des personnes sont tuées et des maisons attaquées par des bandits armés presque chaque soir. Selon des témoins, de nombreux présumés criminels sont également lynchés la nuit par des habitants en colère.

Ce climat délétère inquiète la société civile, les mouvements citoyens et les défenseurs des droits humains. Amos Bisimwa est militant du mouvement citoyen Observatoire des actions parlementaires et gouvernementales (OBAPG) en RDC, il exprime son indignation et appelle au retour à l’ordre : « Il ne se passe plus un jour sans qu’on n’enregistre au-delà de 12 morts dans la ville de Bukavu. Au moins 12 morts ! »

« Justice populaire »

« La semaine écoulée, dit-il encore, on est allé jusqu’à 14 morts par jour. Des gens qui sont en train d’être tués par la justice populaire (les gens se rendent justice) mais aussi les règlements de comptes. A part ceux qui sont brûlés dans la justice populaire, beaucoup d’autres reçoivent des balles dans la tête. »

« L’insécurité est notamment causée par les évadés des différentes prisons de la ville de Bukavu et des territoires ; on peut les estimer à plus de 5 000 évadés. Profitant des armes abandonnées dans la rue par les FARDC qui ont pris la fuite, ce sont ces armes là qu’ils utilisent pour insécuriser la population et tuer les paisibles citoyens. La recommandation est que la justice reprenne ses activités pour juguler cette situation, et que les policiers amenés au Nord-Kivu pour une formation idéologique reviennent dans l’extrême urgence pour assurer l’ordre public », explique aussi Amos Bisimwa.

RFI

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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