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RDC : l’insécurité et la violence contre les équipes de la riposte favorisent Ebola

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En marge de la 72ème Assemblée Mondiale de la Santé (AMS) à Genève, le ministre de la Santé, Dr Oly Ilunga; le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, et la directrice du Bureau régional de l’OMS en Afrique (AFRO), Dr Matshidiso Moeti, ont fait le point sur l’évolution de l’épidémie d’Ebola et les activités de préparation régionale lors d’une réunion du Comité A de l’AMS ce mardi 21 mai 2019.

Tous les intervenants ont reconnu que le principal obstacle pour mettre fin à cette épidémie est le contexte sécuritaire et la violence contre les équipes de la riposte. Le ministre de la Santé a rappelé que, du point de vue de santé publique, la maladie à virus Ebola n’est pas une maladie particulièrement difficile à contenir, surtout que le pays dispose actuellement d’un arsenal médical diagnostique, thérapeutique et préventif complet pour la première fois de l’histoire du virus.

Il a rappelé que pour briser la chaîne de transmission, il suffit de faire une série d’activités importantes autour des cas confirmés, morts ou vivants, en particulier la sensibilisation, les investigations épidémiologiques, la désinfection du ménage, la vaccination et le suivi des contacts, et les enterrements dignes et sécurisés. Toutes ces activités sont disponibles, mais les équipes sont parfois empêchées de les réaliser à cause de l’insécurité ou de la méfiance de la population.

Le Directeur de l’OMS a, quant à lui, insisté sur le fait que l’épidémie d’Ebola en RDC est toujours en cours, non pas parce que les équipes n’ont pas les moyens ou les compétences, mais parce qu’elles n’arrivent pas à avoir régulièrement accès aux malades dans les communautés. Si l’environnement sécuritaire s’améliore et l’accès aux communautés est garanti, les équipes de la riposte pourront mettre fin à cette épidémie.

Tout en saluant le travail du gouvernement congolais pour contenir l’épidémie d’Ebola, la directrice de OMS-AFRO a présenté les avancées de la préparation régionale au cas où l’épidémie d’Ebola se propagerait en dehors de la RDC. A ce jour, aucun cas d’Ebola n’a été détecté dans les pays voisins de la RDC grâce aux efforts du gouvernement et des partenaires qui ont notamment examiné plus de 50 millions de voyageurs aux différents postes de contrôle sanitaire installés à l’Est du pays.

Dans le cadre du plan de préparation régionale, les neuf pays frontaliers à la RDC disposent désormais d’un plan d’urgence, 16 centres de traitement Ebola ont été construits dans les pays voisins, 270 experts techniques ont été déployés pour soutenir les efforts des pays frontaliers, 400 équipes nationales multidisciplinaires ont été formées pour mener des actions de riposte rapides, plus de 4.500 agents de santé ont été formés à la détection et gestion des cas d’Ebola, et plus de 7.000 agents de santé dans les zones à haut risque ont été vaccinés.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale

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Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.

Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango. 

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques

Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.

Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.

L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.

La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale

Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.

Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.

BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement

Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.

Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.

Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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