Analyses et points de vue
RDC : L’incapacité de l’opposition à s’unir et à proposer un projet politique alternatif est la cause de son échec
Depuis la confirmation des résultats des élections générales du 20 décembre 2023 par la Cour Constitutionnelle, l’opposition congolaise est confrontée à des défis majeurs dans sa capacité à s’unir et à présenter un projet politique alternatif cohérent. Cette réalité suscite des préoccupations quant à la capacité du pays à progresser vers une politique inclusive et unifiée.
L’incapacité de l’opposition à présenter une voix unie conduit à une fragmentation politique qui entrave les efforts visant à offrir une alternative crédible au leadership en place. Les divergences internes prennent le pas sur la nécessité de construire une plateforme politique solide, laissant ainsi la population sans vision claire d’alternatives tangibles.
Cette situation suscite des inquiétudes quant à la capacité de l’opposition à se concentrer sur les véritables défis nationaux et à répondre aux besoins de la population. Les querelles du porte-parolat de l’opposition semblent primer sur les intérêts supérieurs du pays, mettant ainsi en péril la possibilité de débattre de questions fondamentales et de proposer des solutions concrètes.
En outre, la polarisation politique semble prendre le pas sur la vérité et la réalité, avec certains acteurs politiques résistant à toute forme de compromis ou de dialogue constructif. Cette attitude non seulement entrave la capacité de l’opposition à présenter un front uni, mais elle sape également la confiance du public dans la capacité de l’opposition à gouverner dès demain de manière responsable.
Il est impératif que l’opposition congolaise reconsidère sa stratégie et s’engage dans un dialogue constructif, en mettant de côté les intérêts personnels au profit d’une vision collective pour le pays. Sans cette unité et cette clarté de vision, la nation risque de perdre un temps précieux à débattre de querelles politiques stériles au lieu de se concentrer sur des solutions concrètes aux défis auxquels elle est confrontée.
En définitive, la paix, la tranquillité et le progrès du pays ne peuvent être sacrifiés au profit des querelles politiques internes. Il est impératif que l’opposition congolaise reconnaisse l’urgence de s’unir et de proposer un projet politique alternatif solide, capable de répondre aux besoins et aux aspirations de la nation dans son ensemble face à un pouvoir de Félix Tshisekedi tout puissant.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Peter Kazadi vs André Mbata : 2 zéros qui se disputent la première place du néant
Il faut vraiment avoir perdu tout sens des réalités pour se lancer dans une bataille de courriers alors que le pays brûle encore dans l’Est et que le peuple crève de faim. André Mbata Mangu et Peter Kazadi Kankonde, deux noms qui ne font trembler intellectuellement personne sauf peut-être les feuilles de papier qu’ils noircissent. Ils s’envoient des lettres pour savoir qui est le plus important.
L’un, André Mbata Mangu Premier Vice-Président honoraire de l’Assemblée nationale et Secrétaire permanent de l’Union sacrée pour la Nation, brandit ses diplômes comme un gri-gri. L’autre, Peter Kazadi Kankonde Vice-Premier ministre honoraire de l’Intérieur et député national, parle d’une expérience tellement nocive et inutile que personne ne voudrait s’en inspirer et surtout dont le pays n’a strictement pas besoin.
Mais pendant qu’ils se chamaillent sur leurs CV, les Congolais, eux, comptent les morts dans l’Est et les jours sans électricité. Ces deux hommes occupent pourtant des fonctions qui devraient servir à quelque chose. Mais quand on regarde leurs résultats, c’est le désert total. Leur querelle n’intéresse qu’eux-mêmes. Pour le reste du pays, c’est juste le spectacle affligeant de deux ignorants qui se battent avec des mots qu’ils ne comprennent même pas.
Le premier, le Professeur André Mbata, est un vrai magicien. Son tour préféré : dire une chose un jour, et son contraire le lendemain, sans jamais rougir. Tout le monde a vu les vidéos où il jure sur tous les saints qu’on ne peut pas toucher à la Constitution. Il disait que c’était un crime grave, impardonnable. Aujourd’hui, le même homme, avec le même sérieux, explique qu’il faut tout changer. Et il est convaincu que le peuple a une mémoire de thon rouge.

Ce n’est plus un professeur de droit, c’est un vendeur de pagnes au marché : le matin le tissu est rouge, le soir il est bleu, selon le client qui paie. Voilà l’élite congolaise qu’on nous présente comme un grand savant : un homme dont la parole ne vaut pas un vieux billet de 100 francs. Il sait parler dans les grandes universités à l’étranger notamment en Afrique du Sud, mais chez lui, il est incapable de dire la vérité quand elle dérange ceux qui le nourrissent.
Quant au deuxième, Honorable Peter Kazadi Kankonde, c’est encore pire. On se demande chaque jour comment un homme aussi vide a pu devenir avocat. Ses propres confrères rigolent derrière son dos tellement il ne maîtrise rien du droit. La preuve ? C’est lui qui a écrit le fameux papier “mandat spécial” donnant le pouvoir à Jean-Marc Kabund comme Président intérimaire de l’UDPS. Il avait alors oublié de mentionner la Constitution et les règles du parti.

Juste oublié. Comme on oublie d’acheter le sel au marché. Résultat : depuis 8 ans, l’UDPS est bloquée, sans président clair, à cause de l’erreur d’un homme qui se dit juriste. Et cet homme-là ose aujourd’hui donner des leçons d’expérience ? Mais quelle expérience ? Celle de tout casser par bêtise ? Ces deux-là ne sont pas des élites. Ce sont des naufragés de l’intelligence qui se noient dans un verre d’eau et qui trouvent le moyen de se vanter de savoir nager. Le peuple, lui, regarde ça, pleure de rage et de honte.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
