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RDC : l’hôpital Biamba Marie Mutombo en croisade contre la fistule obstétricale
Chaque 23 mai, l’on célèbre la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale. Cette année, le thème retenu est: » La fistule est une violation des droits humains ».
Cette journée internationale a été célébrée à Kinshasa ce mercredi 23 mai. C’est l’hôpital Biamba Marie Mutombo qui a servi de cadre à cette grande activité organisée et célébrée par les ministères de la Santé, du Genre, de l’Enfant et de la Famille et leurs partenaires dont l’UNFPA.
Pour l’administrateur délégué de l’hôpital Biamba Marie Mutombo, c’est un signe d’honneur que son institution sanitaire soit ciblée pour la campagne de l’élimination de la fistule obstétricale. Mpoy a promis que son hôpital va s’engager, comme les autres, à œuvrer pour l’élimination de cette maladie provoquée et honteuse pour les patients.
La campagne lancée depuis 2006 concerne, pour la ville-province de Kinshasa, trois hôpitaux dont les cliniques universitaires, l’hôpital Saint Joseph de Limete et l’hôpital Biamba Marie Mutombo à Masina.
Notons que la fistule obstétricale est l’une des lésions les plus graves et les plus dangereuses susceptibles de survenir lors d’un accouchement. Il s’agit d’une perforation entre le vagin et la vessie ou le rectum, due à un arrêt prolongé du travail en l’absence de soins obstétricaux. Elle provoque une fuite d’urine et/ou de matières fécales par le vagin, et entraîne à plus long terme des problèmes médicaux chroniques.
Les femmes qui en souffrent sont souvent condamnées à la dépression, à l’isolement social et à une aggravation de la pauvreté.
Des centaines de milliers de femmes et de filles vivent avec cette lésion en Afrique subsaharienne, en Asie, dans les États arabes ainsi qu’en Amérique latine et aux Caraïbes, et des nouveaux cas surviennent chaque année. Il est pourtant possible de prévenir la fistule. Le fait qu’elle n’ait pas disparu témoigne des carences des systèmes de santé face aux besoins essentiels des femmes a révélé le représentant de l’UNFPA.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
